Grâce à l’application pour smartphone « L’empreinte des Grandes Alpes », lancée l’été dernier, l’office du tourisme intercommunal du Val d’Arly vous propose un voyage dans le temps. Exemple sur l’itinéraire raquettes du col des Aravis.

Partant du col même, cette balade facile, d’environ 1h30 de marche, vous conduit notamment au lieu-dit « La Tête », quelque 150 mètres au-dessus du col. Vous jouissez alors d’une vue magnifique sur la vallée de la Giettaz, les sommets du Beaufortain et du Val d’Arly, et bien entendu sur le Mont- Blanc.
Ce splendide panorama n’est pas le seul intérêt de cet itinéraire… à condition de télécharger l’application « L’Empreinte des Grandes Alpes » (EGA) sur son smartphone. En suivant les traces d’Emile Bibollet, un personnage fictif qui incarne un résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, vous allez faire un voyage dans le temps plus vrai que nature. « En pointant votre smartphone vers le ciel, vous pourrez apercevoir sur votre écran les avions qui se dirigeaient vers le col des Saisies, pour y effectuer l’un des plus important parachutage d’armes destinées à la Résistance, le 1er août 1944 », indique Jean-Paul Mollier, référent patrimoine de l’office intercommunal de Tourisme du Val d’Arly, qui a participé à l’élaboration de l’EGA. Grâce à la « réalité augmentée », vous pouvez aussi voir apparaître sur votre écran les noms des reliefs (Petit Croisse Baulet, col de l’Avenaz, etc) que vous apercevez en cheminant sur cet itinéraire raquettes du col des Aravis.

Querelles d’alpages et taureau en furie

« L’application EGA permet plusieurs niveaux de lecture : tout public, expert ou ludique. Dans ce dernier cas, Emile vous propose un quizz lié à l’histoire du col des Aravis et du Val d’Arly, dans le but de découvrir les histoires et légendes qui entourent cette terre de passage » précise Jean-Paul Mollier. Vous apprendrez par exemple que des bornes romaines installées en 74 après JC, sur les lignes de crête, faisaient office de frontière entre les alpages convoités par les Ceutrons – les premiers qui s’y installèrent – et les Allobroges. Que la chapelle Sainte-Anne, située au col des Aravis, a été nommée ainsi parce que l’abbé Vittoz, poursuivi par un taureau en furie le 26 juillet 1765 (jour de la Sainte-Anne), avait promis, s’il réchappait à cette poursuite, de rebâtir la chapelle qui tombait en ruine et de la placer sous le vocable Sainte-Anne en la proclamant « patronne des voyageurs ». Ou encore qu’avant 1923, à l’époque de la zone franche, la contrebande faisait rage à Flumet et dans les villages des environs.

« Chaque réponse du quizz se présente sous la forme d’un texte agrémenté de photos. A terme, nous devrions enrichir l’application de davantage de contenu audio et vidéo », explique Jean-Paul Mollier. Et pour les skieurs : un jeu de piste sur les… pistes vient tout juste de sortir. Pour découvrir ce qui se trouve sous ses spatules et sous la neige ! Des images à 360 ° prise du même endroit, mais en été, associées à des quizz sur la montagne. A découvrir sur le domaine skiable Les Portes du Mont-Blanc – secteur La Giettaz.

Martin Léger