Au départ de Risoul, une randonnée entre ombre et lumière, sous les sous-bois de la Forêt blanche et sur les crêtes dégagées de Martinat. Une rencontre avec la faune et la flore des Alpes du Sud rythmée par les points de vue panoramiques remarquables sur la vallée du Guil, le Mont Pelvoux, le massif des Ecrins et le Queyras…



À partir de la station de Risoul (1850m), se diriger vers le terrain de tennis le plus haut de la station (direction télénacelle 1930m) puis emprunter la piste forestière menant vers le « Lac du Pré du Laus » jusqu’à une intersection. Suivre la direction du « Belvédère de l’Homme de Pierre ». Arrivé au point coté 2120m, pendre le temps de s’orienter plein Nord sur 50m. Un vieux banc en bois attend les randonneurs pour une petite pause, le temps d’admirer le point de vue panoramique.
Continuer à travers le sous bois en suivant le tracé jaune (P.R.) jusqu’à la limite forestière pour une sortie en pleine lumière à 2270m. Oublier « l’homme de pierre » face au chemin et obliquer plein ouest à travers les alpages avec en point de mire le Pic du Clocher (2473m). Sur un tapis de gentianes printanières et de pensées sauvages enrichi par le parfum du genévrier, l’ascension se fait tranquillement jusqu’au col à 2340m qui offre là encore une vue surprenante.





Sur la droite une petite sente bordée de saxifrages monte en lacets vers La Bosse de Martinat. Arrivée au point culminant de la randonnée (2400m), l’instant et le cadre méritent d’être appréciés…
Descendre plein nord le long de la « crête de Martinat » face à la vallée de la Durance et du massif des Ecrins avec le glacier du Pelvoux (3969m). Vers 2200m, le sentier s’engage dans une forêt de mélèzes et pins cembros, parsemée de clairières et de retours en crêtes qui permettent de ne pas oublier l’intérêt de cette randonnée : la vision panoramique…
Au point coté 1970m, un abri marque un croisement. Là, deux solutions s’offrent au randonneur : prendre la direction du « Lac du Pré du Laus » pour un retour direct à la station de Risoul. Le lac est idéal pour une pause en famille. Sinon, pour les plus courageux, continuer tout droit par la crête de Penon jusqu’au village de Languieu (pour cette option, un véhicule est nécessaire pour le retour en station). Cette solution offre de nouveaux points de vue remarquables et favorise la découverte des petits hameaux typiques de montagne : dans le bois de Barbein et après les quatre chemins, arrivée au village de Brunissard (1414m) en bordant les prés de fauche, face au Val d’Escreins, au Pic de la Font Scante (3385m) et de son couloir mythique. Passer les chalets et traverser le torrent de Palps jusqu’au lieu-dit la « Bonne Eau ». Emprunter un ancien chemin muletier qui part sur la gauche juste après le passage d’un ruisseau et descendre paisiblement jusqu’au village de Languieu (1171m). Prévoir une navette pour le retour.



Environnement : Risoul s’engage pour ses 300 000 mélèzes





La Forêt Blanche compte près de 300 000 mélèzes, dit « l’arbre de lumière ». Risoul travaille avec l’Office National des Forêts (ONF) pour l’entretien, le reboisement et le ré-engazonnement de son domaine. Depuis 1978, 48 300 plans ont été repiqués dont 35 000 mélèzes pour une surface de forêt soumise au régime forestier de plus de 824 hectares. 10% du financement d’une remontée ou d’une piste construite sont consacrés à l’entretien de ce précieux patrimoine. Risoul est ainsi devenu leader du canton en matière de protection de l’environnement avec une subvention annuelle à l’ONF de 45 000 €.



Aller à Risoul
Deux routes mythiques mènent à Risoul : depuis Grenoble, la Route Napoléon (N85) jusqu’à Gap et la Route des Grandes Alpes (RN94) jusqu’à Guillestre via Briançon. Depuis Marseille, l’autoroute A51 jusqu’à La Saulce puis la Route des Grandes Alpes (RN94) jusqu’à Guillestre…