Tout en peaufinant son offre ski, la petite station haut-savoyarde étoffe ses itinéraires raquettes qui, cet hiver, passent de six à neuf. Dénominateurs communs : accessibilité et vue imprenable sur les massifs environnants, Mont-Blanc en tête. A la clé, une immersion dans la nature, loin du brouhaha.

Après avoir investi plusieurs hivers de suite sur le ski alpin avec l’installation d’enneigeurs et l’aménagement d’une zone pour débutant, la station de Cordon se penche à nouveau sur ses itinéraires raquettes, très appréciés de la clientèle. «On nous réclame sans arrêt de nouveaux sentiers balisés», constate Roselyne Blondet de l’office de tourisme. Et pour cause, la situation du village, véritable belvédère sur le massif du Mont-Blanc, donne une dimension grandiose à chacune des excursions que l’on peut y faire. « Nous avons donc décidé cet hiver de baliser trois nouveaux sentiers portant notre offre en la matière à neuf itinéraires».
Ces trois nouveaux circuits raquettes prennent place sur le même secteur que les six déjà existant. Le tout premier, très ensoleillé, à emprunter plutôt en début de saison, démarre des pistes de ski et musarde dans les champs de neige, à proximité du domaine skiable. «Comptez maximum deux heures de marche facile », commente Roselyne pour qui cet itinéraire convient à toute la famille. Le second itinéraire offre une ambiance plus sauvage puisqu’il s’effectue dans le bois de la Jorasse. «Ici, les raquetteurs pénètrent la montagne un peu plus en profondeur. Il est courant d’y voir des traces d’animaux et même parfois leurs auteurs », témoigne Roselyne, qui garde encore le souvenir ému d’une petite belette l’observant lors de ses repérages. Cet itinéraire de deux heures environ, présente quelques petites difficultés –montées un peu raides, passage de ruisseau- mais rien d’insurmontable.

En solo ou en bonne compagnie

Le troisième et dernier sentier s’annonce comme l’une des plus belles balades de la station et s’envisage pour la journée. Il s’agit de monter à Tête noire à 1691 m, en partant du parking du Perret, à 1276 m. Soit un peu plus de 400 m de dénivelé de chemin plutôt escarpé. « Il faut compter une heure quinze d’efforts soutenus, mais au sortir de la forêt le panorama est tellement beau qu’on les oublie vite ! », assure Roselyne. Pour ceux qui en voudraient encore, ils peuvent poursuivre jusqu’aux chalets des Bénés (1723 m), soit 30 minutes de plus et de là, pour les plus volontaires rejoindre la cabane du Petit Pâtre à encore 30 minutes. Un coin ravissant d’où les grands sommets – mont Blanc, pointe Percée, aiguille Verte – se détachent encore davantage et où il fait bon pique-niquer.
L’office met à disposition un plan des nouveaux sentiers (2€). Ceux qui hésitent à suivre ces nouveaux parcours en solo s’adresseront aux accompagnateurs en montagne qui, par leur connaissance du milieu montagnard, apportent de la profondeur à ces foulées blanches.

Sophie Chanaron

 

 

 

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