Pas besoin d’aller bien loin pour prendre un bain de nature ! Juste au dessus de l’agglomération grenobloise, Chamrousse invite petits et grands à (re)découvrir son riche patrimoine naturel. Et notamment sept pépites de son territoire, ou à proximité, certaines connues, d’autres moins.

Cet été l’appel de la nature est encore plus fort que les autres années, deux mois et demi de confinement strict obligent ! À nous les grands espaces et le grand air. Et pas à l’autre bout de la planète ! À Chamrousse, il suffit de s’éloigner un peu des pistes pour accéder à des sites remarquables. Labellisée Flocon Vert, la commune de Belledonne est en partie classée Natura 2000 et abrite plusieurs Espaces naturels Sensibles. D’où l’idée de l’office tourisme de mettre en avant sept merveilles naturelles du territoire, à explorer en autonomie ou avec un professionnel pour bien mesurer la richesse de ces écosystèmes alpins.

Le plus connu : le site du lac Achard, LA sortie familiale en montagne des Grenoblois. Souvent l’une des toutes premières pour les plus jeunes. L’endroit est magnifique et très accessible puisque il suffit d’à peine plus d’une heure de marche pour atteindre cet écrin remarquable, avec vue imprenable sur le Taillefer. Mais attention, fragile ! On regarde mais on ne touche pas aux pins cembros, centenaires pour beaucoup, ni on ne se baigne (et pas davantage les chiens), sous peine de mettre en péril l’écosystème qui subit déjà des dégradations à répétition (coupe de branches, feux de camp…). Et surtout, on reste sur le sentier principal !

Le lac Achard, beau et fragile ©Images & Rêves

Libellules, tritons et orchidées

Depuis l’an dernier, le lac Achard fait partie du périmètre de l’Espace Naturel Sensible (ENS) de l’Arselle. Cette clairière fleurie est la deuxième merveille locale. Dans les 30 hectares de sa tourbière, de nombreuses espèces protégées comme la cordulie arctique (libellule), le triton alpestre (amphibien) ou encore l’orchidée Grenouille s’épanouissent. Le site se découvre à pied très facilement, car relativement plat, mais aussi en VTT ou encore à cheval.

Envie de fraîcheur ? Deux autres pépites, les lacs Robert, à l’ambiance de haute montagne déjà bien prononcée, et la cascade de l’Oursière. Les premiers sont à une heure 45 de Chamrousse 1650, et il faut compter encore une heure de plus pour faire le tour de ce décor minéral dans lequel se détachent les trois lacs glaciaires bleu profond. La cascade de l’Oursière impressionne du haut de ses 80 mètres de haut. Elle était déjà très prisée des curistes d’Uriage au XIXe. On accède à cette chute d’eau depuis le parking de la Gafe après l’auberge des Seiglières. Une randonnée idéale par temps chaud, la progression s’effectuant principalement en forêt.

Le voile blanc de la cascade de l’Oursière ©Fanny Latronico

À proximité, un autre milieu remarquable à voir absolument avec les enfants : l’Espace Naturel Sensible (ENS) des Seiglières. Dans le marais éponyme de quelque 65 hectares vivent moult espèces animales et végétales. Un site protégé à vocation pédagogique offrant plusieurs circuits pédestres bucoliques.

Un bout de la Haute Traversée de Belledonne

Les deux derniers sites incontournables de la station iséroise : la Croix de Chamrousse à 2250m d’altitude qui offre une vue panoramique sur l’agglomération grenobloise, le Vercors, la Chartreuse, la Meije, et même, par temps clair, les premiers faubourgs de la capitale des Gaules ! Pour faire briller les yeux des enfants avec un beau coucher de soleil ou les illuminations de la ville sous le ciel étoilé… En sept minutes par la télécabine vous y êtes ou en 1h45 depuis Chamrousse 1750.

Sur le GR738 qui traverse Belledonne de part en part et passe par Chamrousse ©Franck Lecoutre

Ce florilège du patrimoine chamroussien se termine avec un grand classique, la randonnée au refuge de la Pra, à trois heures de la Croix de Chamrousse. Elle emprunte le GR® 738 de la Haute Traversée de Belledonne, dernier-né des GR alpins, dont elle est la dixième étape (ou la deuxième, suivant le point de départ Aiguebelle ou Vizille). Un concentré du massif de Belledonne, entre pierriers, lacs et alpages, haut lieu de pastoralisme.

Sophie Chanaron

Le plateau de l’Arselle, haut lieu de biodiversité ©Images & Rêves
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