Le collectif d’artistes de Tarentaise Axim’arts et la maison du tourisme vallée à Aime proposent tout l’été, Bannières, une exposition originale d’œuvres d’art contemporain grand format, installées dans la basilique Saint-Martin, bel écrin roman dédié aux arts.

A Aime, la culture, on l’aime ! La commune qui fait face au domaine skiable de La Plagne, multiplie les événements culturels tout au long de l’année. En été, parce qu’elle est à la croisée de nombreuses routes touristiques, elle met bien évidemment les bouchées doubles, valorisant au mieux son riche patrimoine architectural. Et notamment la basilique romane Saint-Martin, l’un des monuments les plus anciens de Savoie, qui sert d’écrin à de nombreuses expositions. Du 1er juillet au 31 août, à l’initiative du collectif d’artistes Axim’arts et de la maison du tourisme, ce joyau de l’art roman accueille dans les arcades de sa nef, plusieurs grands formats, toiles libres et flottantes. Ces bannières qui donnent d’ailleurs leur nom à l’expo, sont particulièrement bien adaptées au lieu médiéval. «Ces œuvres d’art proposent au spectateur un accompagnement pictural à sa déambulation vers le chœur de la basilique qui abrite des fresques romanes », indique Muriel Théate, chargée de site. « Les artistes ont travaillé en solo ou à plusieurs, en privilégiant la matière et la couleur dont l’impact visuel contraste avec l’austérité minérale des murs de la basilique ».


 

L’exposition fait référence aux tentures et les tapisseries qui ornaient les murs des grandes salles des châteaux forts, sauf qu’ici les œuvres grand format et sans châssis empruntent à l’art contemporain son esthétique avant-gardiste.
Ce n’est pas la première fois qu’art contemporain et art roman se côtoient dans la basilique d’Aime, et même, dialoguent. « Ces expositions nous permettent de faire vivre nos sites culturels et de les inscrire dans leur temps. Avec Bannières, nous apportons une autre lecture de la basilique, associant modernité et patrimoine », précise Muriel Théate. Et les artistes impliqués dans cette réalisation d’espérer que l’exposition renouvelle notre vision de l’art trop souvent liée à la tradition figurative, et lutte contre nos a priori à l’égard de l’art contemporain.
Sophie Chanaron