Après la claque reçue hier à Durban – Pyeongchang a été choisie pour organiser les Jeux olympiques d’hiver 2018, dès le premier tour, avec 63 voix, contre 25 à Munich et seulement 7 pour Annecy – les acteurs de la candidature française ont salué la victoire sud-coréenne, tout en essayant de retenir le positif. Voici les principales réactions.


Charles Beigbeder, président de la candidature annécienne : « On avait l’impression que notre message avait été perçu. J’y croyais. La candidature française avait fait un sans-faute et je pensais vraiment que l’on pouvait inverser la tendance. On a tout de même le sentiment que certaines idées fortes ont attiré l’attention de certains membres du CIO, même si cela ne se reflète pas dans le vote. Nous devons analyser ce qui s’est passé. Les causes sont sans doute multiples et nous allons essayer d’en dresser l’inventaire.On est extrêmement déçu, mais nous félicitons Pyeongchang ».

Chantal Jouanno, ministre des Sports : « C’est une déception pour tous les athlètes et pour les centaines de personnes qui ont porté cette candidature depuis plusieurs mois, voire des années. En même temps, c’est la loi du sport, la loi de la sélection olympique. Il n’y a qu’un seul vainqueur. Félicitations à Pyeongchang. C’est dur à encaisser pour le sport français car il ne mérite pas ça. On va apprendre de cette défaite. On n’a sans doute pas suffisamment appris des précédentes donc on va apprendre de celle-ci. On va débriefer, pour voir ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. On a remis sur les rails cette candidature. Je suis très fière de ce qu’on a fait jusqu’au bout. On n’a rien à regretter. On a fait une bonne présentation et on s’est battu jusqu’au bout. C’est trop tôt pour dire si l’on va se positionner pour accueillir les Jeux Olympiques 2024. Il faut d’abord qu’on débriefe et on ne se lance pas dans une aventure comme ça sur le coin d’une table. »

Pernilla Wiberg, vice-présidente de la candidature d’Annecy 2018 : "C’est la compétition, il n’y a toujours qu’un gagnant. Je pense qu’en tant qu’athlète, nous apprenons très tôt comment perdre et comment gagner et c’est la même chose ici. Maintenant, nous allons fêter ça avec Pyeongchang. Ça a été une extraordinaire aventure pour nous et nous avons beaucoup appris."

De gauche à droite : Denis Masseglia, Jean-Pierre Vidal, Charles Beigbeder, Jean-Luc Rigaut, Chantal Jouanno, Guy Drut, Arsène Wenger et Perrine Pelen
De gauche à droite : Denis Masseglia, Jean-Pierre Vidal, Charles Beigbeder, Jean-Luc Rigaut, Chantal Jouanno, Guy Drut, Arsène Wenger et Perrine Pelen

Guy Drut (membre français du CIO) : « «J’ai toujours dit que c’était difficile, mais après la bonne présentation de ce matin (hier matin), je m’attendais à autre chose. Annecy a pris une douche très très froide. Mais ce n’est pas nous qui avons perdu, c’est la Corée du Sud qui a gagné».

François Fillon, Premier Ministre :  «Ça n’est pas à chaud que nous allons tirer les conséquences de la décision qui vient d’être prise. Il faut toujours tirer les enseignements des mauvaises performances que l’on enregistre. Il faut réfléchir comment, à l’avenir, présenter une candidature avec plus de chance».

Denis Massiglia, patron du CNOSF, parle de « tristesse car le score obtenu ne reflète en aucun cas cette image du sport français »

Jean-Luc Rigaut, maire d’Annecy : « Cette candidature a été porteuse et bénéfique pour Annecy. La ville a de toute façon gagné beaucoup avec cette candidature, puisqu’il y a la notoriété, évidemment, mais au-delà, on a des projets de développement des infrastructures ferroviaires – doublement de la voie ferrée notamment – qui ont été décidés et qu’on va faire. »

Sources : Reuters, France 2, Infosport, BFM TV, AFP.