Trois ans après leur ouverture, les Grands Bains du Monêtier ont fait de Serre-Chevalier, l’une des destinations touristiques les plus tendances de la montagne française. Le premier établissement thermoludique des Alpes est devenu aussi incontournable que le domaine skiable, les itinéraires rando et VTT, les eaux agitées de la Guisane ou le parc des Ecrins voisin !

A Serre-Chevalier, les Grands Bains du Monêtier déroulent leur 4500 m² de surface dédiés à la détente et aux plaisirs de l’eau, sur fond de glaciers, falaises et vertes prairies à 360°. L’occasion de lâcher prise dans une eau comprise entre 35 et 38°C, issue des profondeurs de la terre et déclinée ici sous différentes formes. Plusieurs espaces collectifs et individuels (Les Grands Bains, l’Espace romano-irlandais -réservé aux adultes-, l’institut de beauté) invitent le public à nager, s’immerger, évacuer stress et toxines ou encore se faire masser, bref, à se faire du bien au contact de l’élément liquide. Et cela en famille, en couple, entre amis ou en solo.


Ouvert en 2008 sous la houlette de Valvital, numéro deux du thermalisme en France, l’établissement thermoludique de Monêtier-les-Bains est en passe de réussir son pari de diversifier l’offre touristique de la plus grande station de montagne des Hautes-Alpes. Sa fréquentation n’a cessé de grimper depuis trois ans pour frôler cette année le cap des 200 000 entrées.  « Il y a encore des marges de progression, notamment à l’intersaison, car l’établissement fonctionne toute l’année », explique Isabelle Prévost, chargée de la commercialisation et de la communication des Grands Bains, qui développent des offres à destination des entreprises. « Nous visons aussi la clientèle individuelles de proximité, notamment celle de Grenoble ».  A seulement une heure trente du Monêtier, la capitale des Alpes, avec son agglomération de plus de 500 000 habitants, représente un important vivier de clientèle pour l’établissement haut-alpin. Les Grenoblois peuvent venir à la journée ou en court séjour mixer activités de pleine nature classiques –rando, VTT, rafting, escalade- et pause détente dans les eaux chaudes et animées de « Serre-Che ».

Des packages double activité

Cet été, pour encourager cette double pratique, les Grands Bains ont concocté des produits exclusifs avec des partenaires locaux : le forfait VTT détente (39€) combine ainsi la descente en VTT depuis le col du Lautaret avec une pause d’une heure trente dans les bassins du centre thermoludique. « Des professionnels de Sport-Rent et de l’école Buissonnière prennent en charge les clients pour la partie VTT, en les conduisant en minibus jusqu’au col du Lautaret et en les encadrant pour la descente », précise Isabelle Prévost. Un package décliné pour le rafting (45€) avec Piraft et pour la randonnée pédestre avec le bureau des guides ( 32€).  Un dernier package proposé avec Vélo Nature inclut en plus un modelage (73€).


Autre atout sur lequel comptent les Grands Bains : leur restaurant. «Sa table se démarque des autres établissements par une cuisine des Alpes et du monde diététique, très équilibrée, en accord avec la vocation de remise en forme et de ressourcement des Grands Bains », souligne la responsable commerciale. Ici, vous l’aurez compris point de tartiflettes et autres fondues pesant sur l’estomac ! Baies, fleurs, champignons et légumes bio à 80%, garnissent copieusement les assiettes dressées avec raffinement. « Un restaurant qui peut se privatiser à l’occasion d’anniversaires ou de mariages ». A bons entendeurs…
Sophie Chanaron

Des bains romains aux Grands Bains
La renommée de l’eau de Monêtier-les-Bains, qui jaillit à 45°C, ne date pas d’aujourd’hui ! Les Romains avaient déjà constaté qu’elle apaisait douleurs gastriques et articulaires, ou soignait les affections de la peau. C’est grâce à cette eau naturellement chaude que Monestier-de-Briançon va s’ouvrir au tourisme à la fin du XIXe siècle. La commune des Hautes-Alpes devient très vite une station thermale prisée de la bourgeoisie briançonnaise. Et pour bien marquer le coup, elle change de nom et s’appelle alors Monêtier-les-Bains. Mais avec l’avènement de l’or blanc, l’activité thermale va péricliter au milieu du XXe siècle. Il faut attendre la fin des années 90 et la volonté des élus de sortir du tout ski, pour que l’exploitation de la source d’eau chaude soit à nouveau envisagée. De façon expérimentale d’abord en 1999, avec la création d’un établissement pilote. Celui-ci arrivant très vite à saturation, la commune décide de franchir le pas d’une diversification à grande échelle de son offre touristique. Elle fait le choix du thermoludisme, une première dans les Alpes françaises jusqu’à aujourd’hui, mais qui fait florès chez nos voisins allemands ou suisses et du côté des Pyrénées. Trois ans après leur ouverture, les Grands Bains sont un modèle de développement envié dans les stations alpines dont plusieurs étudient comment l’adapter.