Le freestyler Jon Olsson est la star adulée des riders en herbe du
monde entier mais force aussi le respect de ses principaux concurrents. Huit
fois médaillé aux X-Games, l’équivalent des JO pour les sports de glisse
extrêmes, il survole du haut de ses 23 ans le freestyle mondial sans prendre la
grosse tête.


Jon Olsson est un jeune homme très occupé. Même quand la saison n’a pas
encore commencé. En cette fin septembre, on le dit au repos quelques jours en
Suède. On lui fait savoir qu’on souhaite l’interviewer. Il y est favorable. On
envoie donc les questions, histoire de gagner du temps des deux côtés. Les jours
passent… Pas de réponses et la fin du délai approche. On le bombarde de mails,
on sature son portable de messages en lui disant que c’est urgent, que la presse
n’attend pas… le garçon ne donne toujours pas signe de vie. Et pour cause, il
n’est déjà plus en Suède ! On localise enfin notre poisson à Zurich en Suisse où
il participe à un contest dont il va terminer second, éclaboussant de son talent
les 40 000 spectateurs venus voir le gratin du freestyle en exercice de rentrée.
Insatiable le rider suédois ! Et cela même après 8 médailles aux X-Games et des
poignées d’autres titres et podium glanés sur les deux continents. Il court les
snowparks du monde entier, neige ou pas neige, pour réaliser avec une facilité
déconcertante d’incroyables figures aériennes. Il fait rêver des milliers de
riders en culottes courtes dans le monde entier. Et fait aussi se pâmer les
belles demoiselles car Jon, est non seulement un virtuose incontesté du
freestyle, mais il a aussi une jolie frimousse. Bref, un bon client pour les
marques, nombreuses à le convoiter pour en faire leur porte-drapeau.



 


Conseiller technique avisé


Si les propositions affluent, le Suédois reste fidèle à Head dont il est la
star du team ski. Il a d’ailleurs re-signé l’an dernier pour 3 ans. Sa
collaboration avec le fabricant de ski et de chaussures s’est même renforcée à
l’occasion. « Ses interventions auprès des chefs de produits ne se limitent plus
au seul domaine graphique », indique Arnaud Benoîst, chef de produits hiver de
Head Tyrolia France. « Il intervient désormais sur les formes, sur les qualités
intrinsèques des équipements comme en témoignent deux skis de notre gamme
2005-2006». Pour la première fois, Jon Olsson y appose sa signature. Celle-ci
devrait profiter davantage à  l’image globale de la marque qu’aux ventes du
groupe, le freestyle restant encore un sport de niche. Mais plus pour longtemps.
Car Jon Olsson et ses acolytes comme Tanner Hall ont suscité un engouement
incroyable pour cette discipline ludique, issue de la culture urbaine. Chaque
saison, ils sont de plus en plus nombreux à s’y rallier, rêvant d’égaler leurs
modèles.


Sophie Chanaron