Christophe Bossert a fait partie des 4% de Français formant « l’armée » des 25 000 volontaires recrutés par le Comité d’organisation russe (SOCOG) de Sotchi 2014. Au regard de ses compétences en ski alpin, ce moniteur des Arcs a rejoint les 600 bénévoles dévolus à la discipline, dirigée  au sein du SOCOG par le Savoyard Yves Dimier.

Il a été affecté au lissage des pistes. Un travail de l’ombre et de longue haleine, très physique, mais indispensable pour la sécurité des athlètes. « Nous en avons vraiment bavé qu’une seule fois, pour le slalom géant. Il a fallu bosser toute la nuit pour que la piste soit correcte. En regardant peu après en direct les images, magnifiques, à la télévision, toute l’équipe de lisseurs a pu constater combien nous servions à quelque chose« , se souvient Christophe Bossert, qui a financé seul son voyage, et mis une croix sur plus d’un mois d’enseignement à l’école de ski des Arcs. Il garde un très bon souvenir de ses rencontres avec les autres volontaires, européens, nord-américains ou russes.

Russophile et étudiant la langue de Dostoievski depuis plusieurs années, le moniteur de ski des Arcs a en effet facilement pu nouer des liens avec ses homologues russes. Et échanger avec eux bien au-delà des simples banalités d’usage. « Des gens très sympas et originaires de toute la Russie. L’un d’eux, venu de Tcheliabinsk, dans l’Oural, m’a donné un fragment de la météorite qui a explosé au dessus de la ville l’an dernier. En échange, je lui ai offert un pin’s de l’ESF des Arcs, il était ravi ! », raconte Christophe Bossert, pour qui ces JO de Sotchi ont prouvé qu’en matière d’aménagement et d’organisation, les Russes avaient été à la hauteur. Contrairement à l’opinion des médias occidentaux trop critiques à son goût. Il n’a qu’une envie, aller en Corée en 2018.

- Advertisement -