La finale du deuxième trophée freestyle de Vaujany, une compétition de big air gratuite et ouverte à tous, s’est déroulée hier. Une trentaine de concurrents se sont retrouvés sur le snowpark de la station phare de la vallée de l’Eau d’Olle pour montrer leurs talents d’acrobates, skis ou snowboards aux pieds.

Jusqu’à hier, Alexandre, un gamin d’une dizaine d’années en vacances cette semaine à Vaujany, n’avait jamais mis les pieds dans un snowpark. Loïs, 16 ans, de l’Alpe d’Huez, est lui  un habitué des 540° mute et autres switch up 270° out, au point qu’il est déjà sponsorisé par Atomic et Geko, « une marque de streetwear qui déchire », explique-t-il. Vous ne voyez pas le rapport entre ces deux adolescents ? Réponse : ils figurent tous les deux au palmarès du deuxième trophée freestyle de Vaujany. L’un (Loïs) en tant que vainqueur de la catégorie plus de 16 ans, l’autre (Alexandre) ayant été récompensé du coup du cœur du jury.

« Cette compétition de big air s’inscrit dans une démarche globale de promotion des nouvelles glisses auprès de nos visiteurs, explique Pierre-André Ferrari, l’animateur de l’office du tourisme de Vaujany. Chaque mercredi de l’hiver, nous proposons d’ailleurs des initiations gratuites au freestyle sur le snowpark, encadrées par des moniteurs. Nous avons aussi organisé une compétition de télémark le week-end dernier, et nous accueillons ce week-end la freeride étudiante, qui se déroulait jusqu’à l’an passé aux 7 Laux. »

Cadeaux pour tous

Afin d’équilibrer les chances de victoire, en dépit des importantes différences de niveaux des uns et des autres, les organisateurs du trophée freestyle avaient décidé de ne pas départager les participants uniquement sur la difficulté technique de leurs figures. Les critères de jugement étaient les suivants : trois points pour le style (fluidité et maîtrise technique du saut), trois points pour l’amplitude (hauteur) et quatre points pour la réception. Autrement dit, mieux valait tenter un bon gros saut droit bien replaqué avec un grab tout simple qu’une triple rotation risquant de se terminer le nez dans la neige. Cela n’a pas empêché certains (surtout un en fait) de s’essayer au backflip -saut périlleux arrière- avec des fortunes diverses…

Pierre, étudiant lillois de 21 ans, s’est montré plus modeste dans le choix de ses figures : « Ce n’est que la deuxième semaine de snowboard de ma vie, donc je n’ai pas encore une super maîtrise technique. Je ne pensais pas participer à la compétition au départ, mais je suis passé là par hasard et j’ai décidé de m’inscrire. En tout cas, les bosses de ce snowpark sont idéales pour s’initier au freestyle. » Les filles du ski-club de Vaujany affichaient elles aussi un grand sourire. Surtout Aurélie, « super contente d’avoir réussi [s]on kozak », une variante du saut écart très en vogue à l’époque où Edgar Grospiron régnait sans partage sur le ski de bosses mondial. Bref, tous et toutes sont repartis avec le sentiment d’avoir épaté la galerie, chacun à leur niveau… et les bras chargés de cadeaux, grâce au concours des commerçants de la station.

Martin Léger