Plus de 300 pilotes se sont retrouvés dimanche 1er juillet à Arc 1600 à l’occasion de la 5ème Sprint Avalanche, compétition de VTT de descente comptant à la fois pour la coupe régionale Rhône-Alpes et le circuit Saab Salomon Avalanche Trophy. Le spectacle était une nouvelle fois au rendez-vous sur la piste de la Cachette.

Nouvelles courbes imposant aux pilotes d’utiliser la force centrifuge pour ne pas tomber, créations de deux nouvelles zones d’obstacles, élargissement de certaines aires d’atterrissage, etc. Les organisateurs de la Sprint Avalanche des Arcs n’avaient pas hésité à procéder à quelques modifications sur la piste de la Cachette, afin de rendre cette piste encore plus ludique pour les pilotes et plus spectaculaire pour le public, venu nombreux grâce à la gratuité du funiculaire entre Bourg-Saint-Maurice et Arc 1600.

Si ces nouveautés ont eu pour effet de rallonger le parcours d’une vingtaine de secondes, en revanche, comme lors des éditions précédentes, la course s’est jouée sur des détails. «Ici encore plus qu’ailleurs, il faut être très vigilant et savoir garder sa lucidité jusqu’au bout», nous avait expliqué Karim Amour il y a quelques semaines, lorsque nous l’avions interrogé sur la clé du succès dans cette compétition. Le pilote de Tignes, double vainqueur de l’épreuve par le passé, a vérifié sa prédiction à ses dépens, en chutant à moins de dix mètres de la ligne d’arrivée, alors qu’il était en mesure de décrocher une troisième victoire.

Pilotes et vélos soumis à rude épreuve

Il faut dire que la Sprint Avalanche des Arcs se déroule sur une piste plus longue que la majorité des autres épreuves de VTT de descente. « La course dure un peu plus de cinq minutes, soit une minute de plus que sur la plupart des autres compétitions, y compris en coupe du monde », confirme Aurélien Giordanengo, vainqueur de cette édition 2007. Les visages marqués des pilotes en fin de course témoignaient du caractère particulièrement éreintant de cette piste de la Cachette. Alternant passages techniques, longues lignes droites nécessitant un pédalage intensif et sauts très aériens (jusqu’à 5 mètres de hauteur et 20 mètres de longueur), ce parcours a aussi mis les vélos à rude épreuve. Même le vainqueur a eu droit à son lot de soucis techniques : « J’ai déraillé au bout de deux virages, explique Aurélien Giordanengo. Ça m’a obligé à moins freiner dans les virages, étant donné que je ne pouvais pas relancer en sortie dans les lignes droites. Mais du coup, j’ai réussi à garder une vitesse constante sur tout le parcours, ce qui a sans doute été la clé de ma victoire ».

Martin Léger

Résultats :
Messieurs : 1. Aurélien Giordanengo : 5’08’731 ; 2. Thibaut Ruffin : 5’11’280 ; 3. David Eme : 5’12’103
Dames : 1. Myriam Nicole : 6’09’639 ; 2.Julie Coupard : 6’24’776 ; 3. Elodie Chesseret : 6’26’389