Nouvelle accroche, nouveau logo et une salve de nouveautés, dont l’extension de son domaine de ski nocturne, et la création d’une longue piste de luge permanente. Cet hiver, Chamrousse revendique haut et fort son statut de mountain park de l’agglomération grenobloise. Et entend bien le faire savoir au-delà.

A deux pas de Grenoble, la station des Jeux olympiques d’hiver de 1968 a commencé sa mue. Depuis qu’elle a signé une convention de partenariat avec la Caisse des Dépôts, fin 2014, la commune iséroise semble avoir libéré les énergies et les initiatives pour s’inscrire à nouveau parmi les destinations phares des sports d’hiver. Désormais, ne dites plus la station de ski de Chamrousse, mais Chamrousse Mountain Park ! Un anglicisme de plus certes, mais il a l’avantage de mieux retranscrire l’orientation de la station. Aujourd’hui, on va en vacances à la montagne et non plus au ski, dénomination trop restrictive, l’offre de loisirs s’étant sacrément développée, un peu partout dans les Alpes, et à Chamrousse cet hiver en particulier.

Vue sur Grenoble depuis les pistes de Chamrousse © Jako Martinet

Dans ce terrain de jeu d’altitude, le ski est roi, mais il se décline aussi sous des formes plus ludiques et conviviales. Et notamment en mode nocturne. Alors, bien sûr, le ski de nuit n’est pas nouveau à Chamrousse, mais cette saison, il change de dimension. « Nous éclairons la télécabine de la Croix de Chamrousse du bas jusqu’en haut pour créer l’une des descente nocturnes les plus longues des Alpes : 3160 mètres et 600 mètres de dénivelé via les pistes des Crêtes, de la Bascule et des Gaboureaux », explique Daniel Leyssieux, directeur de la régie des remontées mécaniques. Les skieurs vont descendre dans une ambiance magique, avec une vue plongeante sur le bassin grenoblois tout illuminé. « A seulement 30 kilomètres de Grenoble, le domaine de ski nocturne de Chamrousse est, parmi ses homologues, le plus proche d’une grande ville. Tous les vendredis de la saison hivernale*, les habitants de la Métropole, après leur journée de travail, peuvent désormais monter à Chamrousse pour décompresser au grand air, skier deux ou trois heures entre copains », se félicite Franck Lecoutre, le directeur de l’office de tourisme. C’est bien mieux que de s’échiner sur une machine dans une salle de sport !

La dream team de Chamrousse : Fred Geromin, directeur des opérations des remontées mécaniques, Franck Lecoutre, le directeur de l'OT Daniel Leyssieux, directeur de la régie des RM et Philippe Baudusseau, directeur de l'ESF © Emilie Garcin/OT Chamrousse

Plus de hors-ski et d’après ski

Et pour ceux qui ne veulent pas skier, ils peuvent faire de la luge sur la toute nouvelle piste de luge naturelle permanente, à la frontale. Desservie par le télésiège des Gaboureaux, elle affiche plus de deux kilomètres au compteur, et enchaîne virages relevés et bosses. Bref, un voyage agité et mouvementé en perspective pour lequel embarquer les soirs de nocturne mais aussi tous les jours pendant l’activité ski, sauf le vendredi matin. « Le vendredi en matinée, le luge park est réservé aux deux roues : VTT, fatbike et autres engins hybrides », précise Franck Lecoutre pour qui Chamrousse Mountain Park ouvre la voie à des expériences sinon inédites, au moins hors des sentiers battus. A l’image encore cette saison du tout nouveau village d’igloos dressé par la société Blacksheep au sommet de la Croix de Chamrousse, à 2250 mètres. Une ambiance  pôle Nord juste au-dessus de Grenoble, qui cartonne déjà à La Plagne.

A découvrir en journée à l’occasion d’une pause casse-croûte ou d’un vin chaud. Mais aussi en soirée autour d’une fondue ou d’une soupe fumante. Le must, se mettre dans la peau d’un Inuit, en dormant dans ces constructions de neige et de glace, face à l’un des plus beaux panoramas sur la ville, blotti dans un duvet grand froid. De quoi être transporté très loin, tout en restant si proche !

Sophie Chanaron

*et le jeudi pendant les vacances

Photos
©Images et Rêves
© OT Chamrousse

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