A mi-chemin entre le parapente et le ski hors-piste, le speed flying –ou speed riding – offre de nouvelles perspectives de glisse aux amateurs de freeride. C’est le nouveau sport en vogue de la saison 2007 à l’heure où son cousin du snowkite décolle enfin en station, avec la multiplication des spots et des écoles d’apprentissage dédiés.

Vous rêvez de descendre les mêmes pentes que les meilleurs freeriders mondiaux, d’enchaîner comme eux sauts de barres rocheuses et courbes à Mach 12 ? Alors le speed flying (aussi appelé ski fly ou speed riding) est fait pour vous. « Le speed flyer est un skieur freeride qui utilise une mini-voile, ce qui permet de sauter des falaises et d’atterrir en douceur sur la neige, d’éviter facilement les obstacles, de jouer avec le relief… », détaille François Bon, moniteur de l’école Alérion et l’un des précurseurs de ce sport qui compte aujourd’hui quelque 1000 adeptes en France.
Chaussé de skis larges (ce sport se pratique exclusivement en hors-pistes, car pour d’évidentes raisons de sécurité, il est interdit sur les pistes balisées), le speed flyer descend la pente tantôt au contact de la neige, tantôt en l’air grâce à la mini-voile qu’il a trois mètres au-dessus de sa tête. « L’aile de speed flying est un mélange de parachute et de parapente. Elle offre la même finesse de pilotage qu’un parapente, mais sur une surface inférieure (10 à 15 m² contre 24 à 31 m²), ce qui permet d’évoluer dans n’importe quelles conditions de vent », explique François Bon, qui fait aussi partie des dix meilleurs parapentistes acrobatiques du monde depuis plus de six ans.

Vol à 60 km/h en moyenne

A la croisée du ski hors-piste, du snow-kite et du parapente, le speed flying se pratique de multiples façons. «Au début, on évolue surtout en l’air, à une trentaine de mètres du sol en moyenne. Plus on progresse dans son pilotage, plus on se rapproche du relief, de zéro à dix mètres au-dessus du sol, ce qui accroît les sensations de vitesse, même si celle-ci n’est pas extrêmement élevée (entre 50 et 60 km/h). L’idéal est d’être autant au contact de la neige qu’en l’air, car toute la richesse du ski fly réside dans l’association de deux glisses bien particulières », précise François Bon.
Sachez enfin qu’il est plus facile d’apprendre le speed flying si vous êtes déjà bon skieur (l’apprentissage du maniement de la voile étant plus aisé que celui du ski), et qu’il faut généralement de 9 à 15 séances de trois heures pour être autonome.

Martin Léger

Pratique :
Alérion propose des séances découvertes à l’unité (85 à 90 €) ou des stages d’initiation (3 séances de 3h – de 240 à 270 €), sur le domaine des Arcs. Le matériel de vol libre est fourni, mais le pratiquant doit amener ses skis et être muni de son forfait remontées mécaniques. Contact : 04 79 04 18 90 / 06 19 51 39 34 / www.alerion.fr
Le site de François Bon : www.acro-base.com

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