Il était déterminé à décrocher une place sur le podium de l’épreuve reine des JO d’hiver. Objectif réussi et de quelle manière ! Le colosse de Morillon, a surclassé tous les favoris en signant une descente parfaite. Une victoire qui devrait galvaniser tous les Bleus.

Ce qui frappe chez Antoine Dénériaz, c’est son calme, sa sérénité. Avant la course mais aussi à l’issue de sa victoire, dimanche 12, devant les télés du monde entier. Sans aucun doute la clé de sa réussite au delà de son talent reconnu de glisseur.
Il l’avait dit : les JO de Turin étaient son objectif de l’hiver 2006. Pourtant, ce n’était pas gagné. Cette saison, le skieur haut-savoyard relevait de blessure -rupture du croisé antérieur du genou gauche –  après une chute sur la Verte du Kandahar de Chamonix-Les Houches, en janvier 2005. Mais c’était sans compter le mental du "colosse de Morillon". A aucun moment, il n’a douté. Il s’est patiemment remis au travail, s’est entraîné plus que de coutume pour revenir, progressivement, à son meilleur niveau. Il a même déclaré être encore monté d’un cran techniquement. 
En signant le meilleur temps des entraînements, la veille de la descente de Sestrière, Antoine Dénériaz a montré à tous les prétendants au métal jaune, qu’il était l’outsider avec lequel il fallait compter. Le jour j, malgré un dossard peu favorable – numéro 30-  le skieur tricolore était plus déterminé que jamais. Alors que dans l’aire d’arrivée Michaël Walchhofer se voyait déjà avec la médaille d’or au cou, Antoine Dénériaz a créé la surprise en explosant le chrono des temps intermédiaires et en franchissant la ligne avec sept dixièmes de secondes d’avance sur l’Autrichien.
Le club des médaillés d’or français de descente compte désormais un sixième membre, après Henri Oreiller en 1948, Jean Vuarnet en 1960, Jean-Claude Killy en 1968, Jean-Luc Crétier en 1998 et Carole Montillet en 2002.
S.C.