Une boussole, une carte spéciale, de bonnes chaussures et c’est parti pour une activité de plein air qui trouve en montagne un terrain de jeu idéal pour toute la famille. A Auris-en-Oisans et à Oz-en-Oisans, la course d’orientation est le tube de l’été ! Pokemon Go n’a qu’à bien se tenir !

Reconnue par le ministère des sports et parmi les activités de plein air les plus pratiquées par les collégiens et lycéens, la course d’orientation (CO) se pratique de plus en plus en version loisirs et en groupe, amis ou famille. Elle permet une découverte ludique et intergénérationnelle d’un territoire. Pas étonnant qu’à l’heure des vacances en famille, elle ait trouvé en montagne un terrain d’expression privilégié. « C’est en effet une activité que l’on peut pratiquer à plusieurs et qui permet de partager de bons moments », explique Carole Dechambre de l’OT d’Auris-en-Oisans. « La course d’orientation constitue un excellent moyen de découvrir la station d’Oz, ses hameaux, ses points de vue remarquables… Certains apprécient ce côté-là. D’autres – notamment les adolescents – aiment le côté challenge que ça représente. Pour les trailers, c’est une façon de s’entraîner autrement, avec l’objectif d’aller chercher le maximum de balises », explique Mathieu Rougier, l’animateur de l’office du tourisme d’Oz-en-Oisans. Bref, il y a mille et une raisons d’aimer la course d’orientation.

Esprit d'équipe avec la course d'orientation ©Oz-en-Oisans

Deux parcours permanents à Auris-en-Oisans
Devenue station de trail® l’an dernier, aux côtés de Villard-Reculas et des 2Alpes, Auris a aménagé deux parcours d’orientation permanents, avec le soutien du Conseil départemental de l’Isère, qui aide les stations à diversifier leurs activités. Le premier, qui comprend dix balises, est orienté patrimoine naturel et architectural, le Tour de France, le parc national des Ecrins, la culture montagne… Il s’appuie sur un support à destination des enfants et un autre à destination des adultes, au contenu plus riche.
Le second parcours est lui à vocation sportive, mais reste accessible à toute la famille. De difficulté moyenne, il dure 1 heure trente pour une quinzaine de bornes à trouver. En l’empruntant, on appréhende bien la richesse paysagère de ce village en balcon sur la Meije et le massif des Ecrins. Les orienteurs amateurs passent par la forêt de Piégut, plus haute forêt d’épicéas d’Europe.
Les plaquettes supports des parcours sont disponibles gratuitement à l’office de tourisme. « Une façon d’encourager la pratique », souligne Yannis Ameziane, chef de projet à la direction de l’éduction, de la jeunesse et du sport au Conseil départemental. Tout l’été, le mardi après-midi, l’animateur de l’office de tourisme d’Auris initie les vacanciers à CO. Et comme ces parcours sont permanents, l’hiver, les locaux et les vacanciers pourront les emprunter à ski ou en raquettes.

Cinq parcours progressifs à Oz-en-Oisans
A Oz-en-Oisans, ils ne sont pas permanents mais, ils sont cinq parcours aménagés pour l’été par la station, avec des niveaux de difficultés progressifs. Par exemple, le parcours enfants (à réaliser plutôt avec les parents jusqu’à 7 ou 8 ans, mais faisable en autonomie de 7-8 ans à 11-12 ans) propose des balises cachées au cœur de la station ou en front de neige. Le plus souvent, elles se trouvent à des points « remarquables », tels que des croisements, des entrées de chemin, etc. Une caractéristique qu’on retrouve aussi sur le parcours vert. Sur les autres parcours (bleu – rouge – noir), la difficulté augmente, « par rapport au placement des balises, à la distance, au dénivelé… La balise n’est plus forcément disposée à un point remarquable. Et deux balises – l’une du parcours bleue, l’autre du parcours rouge par exemple – peuvent être distantes de 100 m à peine, ce qui complique la tâche », précise Mathieu Rougier. Le parcours noir – qui s’adresse à des pratiquants réguliers de CO – demande de son côté l’utilisation de la boussole, et même de tracer des azimuts sur la carte. C’est d’ailleurs une carte de type IGN Top 25 (au 1/25 000ème) et non une carte classique de CO, qui est utilisée ici. « Une carte de CO est plus précise – elle est au 1/5000ème – mais aussi plus difficile à lire. Or l’objectif est d’être accessible au plus grand nombre. Et puis ça permet aussi de se familiariser avec la lecture de carte, ce qui pourra toujours vous servir si vous partez en randonnée », estime l’animateur d’Oz.

Initiation le mardi
Des animations course d’orientation – encadrées par des accompagnateurs en montagne – sont également proposées le mardi après-midi. Après un petit briefing sur la sécurité, les clés de lecture de la carte, les participants partent chercher les balises. Un petit classement est établi, non seulement en fonction du nombre de balises trouvées, mais aussi des réponses à un petit quizz portant sur la faune et la flore. La CO, c’est bien la tête et les jambes !

Sophie Chanaron & Martin Léger

 ©Isère le Département

 

- Advertisement -