Quatre étapes, quarante skieur(euses) et snowboarders (euses), 250 000 $ à se partager, telles sont les grandes lignes de la deuxième saison du Freeride World Tour, qui fera notamment étape à Tignes.

Qui succèdera aux skieurs Henrik Windstedt (Suède) et Elyse Saugstad (EU) et aux snowboarders Xavier de le Rue (France) et Ruth Leisibach (Suisse), victorieux en 2008 du premier Freeride World Tour (FWT)? Difficile à dire, tant la lutte promet d’être acharnée du côté de Sochi (Russie, du 20 au 25 janvier), Squaw Valley (EU, du 27 février au 5 mars) et Tignes (du 8 au 14 mars), les trois premières étapes de ce circuit mis sur pied par Nicolas Hale-Woods, l’organisateur de l’Xtreme de Verbier – la plus prestigieuse compétition de freeride au monde, qui sert de cadre à la finale de ce FWT (du 20 au 29 mars). Seule certitude : tous les meilleurs riders de l’édition 2008 ont confirmé leur présence , ce qui est déjà une première victoire pour les organisateurs.

©freerideworldtour.com / Christophe Margot 

Si le nombre d’étapes passe de cinq à quatre, le FWT continuera de s’appuyer sur les recettes qui ont contribué à son succès l’hiver passé. Première clé de la réussite : un plateau de riders à la fois élitiste et ouvert. Elitiste, car seuls les dix meilleurs skieurs et snowboardeurs du FWT 2008 (les deux meilleures chez les dames) ont gagné le droit de participer « automatiquement » à l’édition 2009. Ouvert, car ils ont été rejoints par les quatre meilleurs (deux chez les dames) du classement général final du Freeride World Qualifier 2008 – la « deuxième division » de ce circuit mondial – et par le vainqueur de chaque « sister event », c’est-à-dire une compétition de qualification pour une épreuve du FWT. Par exemple, les lauréats de la « sister event » de Fieberbrunn (Autriche) auront le droit de participer à la Nissan Freeride de Tignes. A noter enfin que les organisateurs disposent d’invitations, afin de pouvoir accueillir sur les épreuves des skieurs ou snowboarders venant d’autres horizons (freestyle, skicross…). Le skieur suédois Henrik Windstedt, plutôt catalogué « freestyler », avait ainsi bénéficié l’an passé d’une invitation sur le FWT, qu’il avait tout simplement fini par remporter !

Des sponsors généreux

L’implication des concurrents – qui, entre autres, établissent eux-mêmes les critères de jugement, par l’intermédiaire de leur instance représentative, le Pro Freeriders Board – est l’un des autres points forts du FWT. Autre atout : une dotation financière non négligeable (250 000 $, soit 176 753 €, à se partager), grâce à l’appui de généreux partenaires, en premier lieu Nissan. « Les sponsors nous versent une partie de l’argent avant le début de l’épreuve, explique Nicolas Hale-Woods, le patron du FWT. Ça nous permet d’être moins sous pression, notamment en cas de mauvaises conditions météo et nivologiques. » Autrement dit, les organisateurs ne sont plus, comme c’était le cas sur le Tour IFSA (l’ancien circuit de référence) dans « l’obligation » de maintenir la compétition coûte que coûte pour assurer la rentabilité financière de la manifestation. Ce qui se faisait souvent au détriment de la sécurité des skieurs, qui pouvaient être envoyés sur une face gelée en plein brouillard ! Il faut aussi savoir que plusieurs « jours » de réserve ont été planifiés pour chaque épreuve, afin de pouvoir se permettre le luxe d’attendre les conditions optimum.

Ça nous promet donc de superbes images et ce ne sont pas les télévisions qui s’en plaindront ! Il faut en effet savoir que toutes les épreuves du FWT seront diffusées en direct sur internet (sur le site www.freerideworldtour.com), à l’exception de celle de Sochi, en léger différé. Les téléspectateurs suisses devraient même avoir la chance, comme l’an passé, de suivre les étapes de Tignes et Verbier en direct sur la Télé Suisse Romande ! Reste maintenant aux Seb Michaud, Kaj Zackrisson, Xavier de le Rue et consorts de nous gratifier du même spectacle que l’hiver passé…

Martin Léger