Pour sa 18ème édition, la Transvercors VTT va rassembler ce week-end 1500 concurrents, dont 300 au départ de la course phare, à savoir la traversée de  100 km entre Saint-Nizier-du-Moucherotte et Vassieux-en-Vercors. Parmi eux, Stéphane Mouton, vainqueur en 2005. Il nous livre ses impressions sur cette épreuve mythique.

En dix participations à la TransVercors VTT, Stéphane Mouton n’a jamais fait moins bien que 7ème. Autant dire que ce vététiste amateur n’est pas du genre à se présenter en touriste au départ de l’épreuve. « C’est vrai que je me prépare assez sérieusement – Stéphane a accumulé depuis le début de l’année 1500 km de VTT, 2000 km de vélo de route et une trentaine de sorties de ski de fond de 2 à 3 h –  parce que je recherche la performance », concède-t-il. Pourtant, lorsqu’on l’interroge sur cette manifestation, il n’emploie pas le terme de « course » ou de « compétition ».  Il parle plutôt d’un « amour de cœur » ou encore d’une « épreuve populaire où tout le monde peut se faire plaisir à son niveau ».

Avec des randonnées « annexes » ajoutées au programme depuis l’édition 2004 (10, 40 et 60 km), chacun peut en effet facilement trouver un parcours adapté à ses envies et sa forme du moment. « Au départ, nous avions créé ces épreuves parallèles à la Traversée de 100 km pour préserver la réserve naturelle des Hauts Plateaux du Vercors, en évitant d’y envoyer un nombre trop importants de concurrents. Au final, ces nouveaux parcours ont aussi permis de rendre l’épreuve plus accessible à un large public », se félicite Norbert Ingold, organisateur des Traversées du Vercors (à ski de fond, à pied et en VTT). 

Paysages mythiques

« On croise des participants de tous horizons sur la course : des vététistes, des cyclotouristes, des skieurs de fond,etc. Ce mélange est plutôt sympa, et l’ambiance est toujours bonne », raconte Stéphane Mouton. Bref, la convivialité est l’un des maître mots de cette manifestation, et pas seulement entre les participants qui ne luttent pas pour la victoire. « Lorsque j’ai gagné il y a deux ans, je m’étais retrouvé pendant plus de 25 km en tête avec un autre concurrent. Même si nous étions adversaires pour la victoire, ça ne nous a pas empêchés de discuter comme si nous faisions une sortie pour le loisir », se souvient Stéphane.

Autre atout majeur de l’épreuve, selon le vainqueur de l’édition 2005 : le cadre naturel. « Le Grand Veymont, le plateau de Beurre, le crique d’Archiane, le panorama sur le Diois… On traverse vraiment des paysages splendides, et c’est aussi ça qui donne un caractère mythique à la Transvercors VTT ». Bien sûr, les meilleurs, qui mettent en général à peine plus de 5h pour parcourir les 100 km, sont plutôt la tête dans le guidon. Pour les autres, le fait d’admirer toutes ces splendeurs permettra peut-être d’oublier un peu la fatigue. « Même s’il y a plusieurs ravitaillements tout au long du parcours, il est préférable de manger des pâtes régulièrement pendant les trois jours qui précèdent l’épreuve, afin d’accumuler des réserves », conseille enfin Stéphane. Il ne vous reste plus qu’à enfourcher votre vélo et prendre un maximum de plaisir.

Martin Léger

Infos et inscriptions : http://www.traverseesduvercors.com/fr/vtt.htm