Le Snowk Ball, sport de glisse ludique lancé par une poignée de copains en 2003, a fait des émules à Courchevel, où le premier club du genre est né fin décembre. Zoom sur le premier sport collectif à ski.

"Ce n’est pas évident de lancer une nouvelle discipline, mais nous y croyons dur comme fer !". Slimane Hamza, l’un des quatorze créateurs de ce sport, sorte de rugby sur neige sans les contacts, ne ménage pas ses efforts pour faire sa promotion auprès des médias comme des prescripteurs.  «L’an dernier, les différentes démonstrations que nous avons faites dans plusieurs stations des Alpes et des Pyrénées, ont remporté beaucoup de succès auprès du public", explique-t-il. "Les professionnels ont eux aussi manifesté beaucoup d’intérêt, notamment les moniteurs de l’ESF de Courchevel et l’UCPA". Résultat, cette saison, le premier club de Snowk Ball a vu le jour, à l’initiative de membres du club des sports et des moniteurs de l’ESF de la station de Tarentaise. De même, les 25 centres neige de l’UCPA se sont équipés de Snowk Ball, la fameuse balle en mousse munie de poignées avec laquelle les participants jouent, pour faire découvrir la discipline à leurs clients. Un début encourageant même si du côté des créateurs du Snowk Ball, on voudrait aller plus vite tant ce sport est "facile, original, ludique et éducatif", affirment-ils. Mais difficile de trouver des relais en station, où, il faut bien le reconnaître, les conservatismes sont forts.

Il faut dire que le Snowk Ball propose rien de moins qu’un sport de glisse collectif, une révolution culturelle dans un milieu où se pratiquent essentiellement des sports individuels. Primé au "défi jeune 2004" par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, le Snowk Ball se fonde sur des règles simples : deux équipes de quatre skieurs s’affrontent sur une piste de type rouge. Leur but, aplatir la balle derrière la ligne d’essai, d’un côté et de l’autre de la piste, selon son équipe. Les joueurs inscrivent autant de points qu’ils échangent de passes consécutives réussies en amont avant de plaquer la Snowk Ball.
Ses créateurs multiplient les démonstrations en station, (à Courchevel notamment), pour accroître la notoriété de la discipline dont ils aimeraient créer un Tour, sorte de championnat de France. Ils ont aussi décider de se rapprocher de stations fréquentées par la clientèle de proximité, les étudiants notamment, qui seraient, sans aucun doute, des ambassadeurs clés pour faire décoller ce sport, en attendant de trouver le porte-drapeau médiatique, type tête d’affiche du cirque blanc… L’avis de recherche est lancé !

Pour en savoir plus : www.snowkball.com