Depuis la saison dernière, le skicross a fait une entrée remarquée dans les ESF, convaincues que ce sport spectaculaire allait devenir la cinquième discipline alpine après la descente, le super-G, le slalom géant et le slalom spécial. Un test de performance spécifique a été créé ainsi qu’un grand événement, le National Skiercross. En démonstration aux prochains Jeux olympiques de Turin, le skicross rentre progressivement dans les moeurs. Dans le paysage des derniers avatars de la glisse, le skicross ou X (de l’anglais cross) pour les initiés, a tout pour séduire le grand public et notamment les jeunes que l’enchaînement des piquets intéresse de moins en moins. «Inspiré du motocross, le skicross offre aux plus jeunes une glisse ludique car il s’agit d’enchaîner virages, bosses et autres obstacles le tout pimenté par la confrontation directe», explique Patrick Rocher, directeur de l’ESF d’Isola 2000 et directeur technique au Syndicat national des moniteurs du ski Français. "Pour le rider, c’est un sport très complet qui ajoutent aux techniques de base de l’alpin des notions de stratégie et de tactique", poursuit Patrick Rocher, persuadé que le skicross allait devenir la 5e discipline du ski alpin après la descente, le super-G, le géant et le spécial.
Depuis l’année dernière, ce sport-spectacle est donc inscrit au catalogue de la plupart des ESF dont la station dispose d’un boardercross permanent. "C’est dans la continuité de notre savoir-faire", explique Eric Gravier, directeur de l’ESF des 2 Alpes, en pointe sur le créneau des nouvelles glisses. "Les ESF doivent aller de l’avant en observant les tendances, écoutant les souhaits des skieurs et en s’adaptant».
Proposant cette glisse spectaculaire à leurs jeunes élèves dès le niveau 3e étoile, les ESF ont instauré un nouveau test de performance, le Skiercross, aux côtés de la Flèche et du Chamois. La formule a, bien sûre, été adaptée au grand public en ce sens qu’il s’agit d’un parcours technique chronométré individuel et non pas d’une confrontation à quatre ou six riders comme dans le circuit compétition. Seule la finale met plusieurs prétendants en ligne histoire de limiter "les frottements".
Le succès est largement au rendez-vous. "Le 30 janvier dernier, nous avons réuni une centaine de participants au départ de notre premier test de la saison",  témoigne Jean-Claude Chaix, directeur de l’ESF de Chamrousse qui prévoit d’en organiser un par semaine pendant les vacances de février.
En partenariat avec la FFS, les ESF ont également lancé un grand événement autour de cette glisse, le National Skiercross Event dont la première édition a eu lieu l’année dernière à Megève. "Quelque 200 minimes et cadets en provenance des clubs de sports et des écoles de ski étaient au départ de cette compétition", se félicite Patrick Rocher. Rebelote les 26 et 27 mars, toujours à Megève
Sophie Chanaron