Le ski en forêt reste très souvent l’apanage des bons skieurs, capables de slalomer entre les arbres et de s’affranchir des obstacles –souches, pierres-, recouverts de neige. A Peisey-Vallandry, tout le monde peut s’essayer à ce ski 100% nature, grâce à un secteur boisé très accessible qui donne à cette glisse dans les sapins, un petit air de Canada.

A Peisey-Vallandry, le ski est vaste, très vaste même. Et pour cause, la petite station familiale (qui ferme le 27 avril prochain) est l’une des trois portes d’entrée du domaine Paradiski, reliant les pistes des Arcs/Peisey à celles de La Plagne.  Un territoire de plus de 53 000 ha comptant 425 km de pistes, et qui invite à de longues chevauchées, quel que soit son niveau. Mais tout le monde n’est pas forcément amateur de kilomètres et de dénivelés. Pour les skieurs moins avides de grands espaces, Peisey met en avant ses propres pentes qui recèlent quelques pépites. Et notamment du ski en forêt très agréable et apprécié dans cet univers de haute altitude où la végétation se fait rare. Mais alors que bien souvent skier dans les arbres requiert un bon niveau à ski, ici, même les débutants peuvent profiter de ce paysage nordique et des effluves des conifères !

Bien protégé

Dans une végétation évoquant le Canada (ou la Scandinavie, la pente en plus), la station a aménagé pour les skieurs les moins chevronnés, la bien-nommée piste de la Forêt. Quelque 7 kilomètres sépare le sommet de la piste de son arrivée, soit 700 mètres de dénivelé. Des dimensions exceptionnelles qui en font l’une des pistes pour débutants les plus longues d’Europe. 
Mais au-delà d’être très agréable, le ski en forêt présente aussi l’avantage de pouvoir évoluer bien à l’abri des intempéries, les arbres faisant écran au brouillard, au vent et aux flocons. C’est le bon plan, surtout avec des enfants, quand le temps n’est pas au beau fixe, mais qu’on a quand même envie de prendre un bon bol d’air. Et puis souvent, en bordure des pistes boisées, les skieurs trouveront des petits obstacles formés par les souches d’arbres, pour pimenter leur glisse.
Sophie Chanaron

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