30 % des skieurs accidentés sont en défaut d’assurance, leur couverture personnelle n’étant pas adaptée à la situation. Les conseils du courtier Thierry Saillard, gérant de Gritchen Assurance  à Annecy, pour être bien assuré aux sport d’hiver. Et en même temps soutenir le mouvement sportif à travers les Comité de Ski régionaux. Ils forment les champions de glisse en mesure de porter haut les couleurs tricolores aux JO et en coupe du monde !

Actumontagne : Les secours sur le domaine skiable sont-ils payants en France ?
Thierry Saillard : Absolument ! Les skieurs confondent souvent avec la gratuité des secours en montagne lorsqu’ils sont effectués par les pompiers, les CRS montagne ou le PGHM en dehors du domaine skiable. Sur le domaine skiable, dont la délégation de service public a été confiée par la commune à un gestionnaire public ou privé, les interventions des pisteurs-secouristes sont à la charge de la victime. Leur montant atteint en moyenne 470 euros par sinistre.

Actumontagne : Les skieurs pensent souvent qu’ils sont couverts. A tort ?
TS : Curieusement, les vacanciers sont beaucoup plus attentifs aux garanties de leur assurance quand ils partent à l’étranger que quand ils vont au ski ! J’invite effectivement les personnes ayant programmé un séjour au ski, à vérifier en amont de leur départ, si leur assurance personnelle les couvrent correctement dans la pratique du ski. 30 % des skieurs accidentés sont en défaut d’assurance, c’est à dire que leur couverture personnelle ne fonctionne pas dans leur situation, ou si elle marche, ses garanties sont limitées, sans compter qu’elle peut appliquer une franchise, imposer des délais ou encore obliger à avancer les fonds.

Actumontagne : De nombreux frais secours resteraient impayés en station. Vous confirmez ?
TS : Tout à fait ! Les services des pistes rencontrent d’énormes difficultés à se faire payer les frais de secours, soit parce que l’identité de la personne n’est pas la bonne, soit elle a déménagé ou habite à l’étranger, soit fait sciemment le mort ! Et en fin de sasion cela peut représenter des sommes très importantes. C’est un problème de plus en plus lourd pour les communes de montagne, et in fine pour la collectivité, car ces impayés viennent gonfler les impôts locaux.

Actumontagne : Vous recommandez de prendre l’assurance associée aux forfaits de ski. Normal, Gritchen est l’une des compagnies à travailler avec les exploitants des remontées mécaniques en Savoie Mont-Blanc ! Quels avantages offre cette assurance sur d’autres ?
TS : A 3 euros en moyenne par jour, elle offre le meilleur rapport qualité-prix sur le marché pour les personnes skiant une douzaine de jours dans la saison. Au-delà, il faut opter pour une assurance saison. Très ciblée, l’assurance proposée aux remontées mécaniques présente vraiment des garanties très complètes. Et en plus, une partie des recettes est reversée aux Comités régionaux de ski dont le Comité de ski du Mont-Blanc avec lequel Gritchen est partenaire. Avec cet argent, les ski-clubs peuvent fonctionner et former les champions de demain.
Propos recueillis par Sophie Chanaron

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