A quelques semaines des Jeux paralympiques de Sotchi (7-16/03), et alors que la coupe du monde de ski alpin handisport vient de démarrer à Tignes et que la Féclaz-Savoie Grand Revard s’apprête à accueillir les championnats de France ski nordique handiski, il est bon de rappeler que tout le monde peut faire du ski, même les personnes en situation de handicap moteur ou mental. Les Ecoles du ski français, à l’image de celles de l’Isère, leur font aussi partager le plaisir de la glisse.

Les Ecoles du Ski Français ont fondé leur notoriété sur la qualité de leur enseignement, et une pédagogie adaptée aux différents publics. Et notamment aux personnes à mobilité réduite. « Il faut des connaissances spécifiques pour enseigner le ski aux personnes handicapées », explique Franck Repellin, moniteur à l’ESF de l’Alpe d’Huez. « Le pilotage des dualskis, uniskis et autres fauteuil-skis s’apprend. Il faut aussi bien connaître les besoins et les potentiels des personnes suivant leur handicap ». « C’est d’ailleurs pour cela, qu’en amont, nous recueillons le plus d’informations possibles sur les personnes pour que les séances soient vraiment source de plaisir pour elles », précise Xavier Sillon, directeur de l’ESF des 2Alpes.

Richesse humaine
Promenade sur le domaine skiable ou véritable apprentissage de la glisse, tout est possible en fonction du handicap de la personne et de la relation qu’elle noue avec son moniteur, souvent très forte. « Le handiski, c’est humainement très riche », témoigne Franck Repellin qui a le sentiment du devoir accompli lorsque ses élèves repoussent les limites de leur handicap. Les écoles ne sont pas toutes équipées, le matériel étant très cher. Mais elles jouent à fond la solidarité entre elles, se prêtant le matériel, souvent co-financés par des associations, et avec le soutien du Conseil général. Alors n’hésitez pas à pousser la porte de chacune d’elles.
Sophie Chanaron

photo ©Nadine Clauzier

 

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