Après les JO et la Coupe du monde de foot, le Tour de France est la manifestation la plus suivie de la planète. Autant dire que les villes hôtes de la célèbre course cycliste attendent beaucoup du passage de la Grande Boucle, et pas seulement pour son intérêt sportif. Exemple à Val d’Isère, ville départ de la 9è étape de l’édition 2007, qui conduira mardi 17 juillet les coureurs jusqu’à Briançon.

Mardi 17 juillet, tout sera prêt du côté de Val d’Isère : le car podium pour accueillir les équipes de télévision, les barrières de sécurité, les inscriptions peinturées sur la route à la gloire des Moreau et autres Vinokourov, les bières bien au frais dans la glacière en attendant le passage des coureurs…
Bref, toutes les conditions seront réunies pour faire de ce départ de la 9è étape du Tour de France un beau succès. Toutes… sauf peut-être une, inconnue par définition : la météo. « Ce critère sera déterminant au moment de dresser le bilan du passage de la Grande Boucle à Val d’Isère,  estime Gérard Mattis, président de l’office du tourisme. En effet, de nombreux touristes vont décider de venir ou non à Val d’Isère au dernier moment, suivant le temps annoncé. »  Bien sûr, dans tous les cas, le taux de remplissage des lits commercialisés de la station sur ce week-end (au minimum 80 %) sera meilleur que celui habituellement constaté à cette époque de l’année. Mais seule une météo clémente pourrait permettre de dépasser les 90 %, voire un peu mieux.

De même, il est difficile de prévoir avec certitude quelles seront les retombées économiques générées par le Tour de France. Néanmoins, d’après Gérard Mattis, également président de l’Union des commerçants de la station, « le chiffre d’affaire réalisé ce jour-là pourrait être supérieur de 30 à 50 % à celui des années sans Tour de France. De nombreux bars, restaurants et commerces ont d’ailleurs fait appel à des extras (personnel supplémentaire) pour faire face au surplus d’activité attendu à cette occasion ». Mais pour Claude Régis, adjoint aux sports de la commune, la recherche de retombées économiques juteuses n’est pas la raison première qui a motivé la candidature de Val d’Isère pour accueillir la célèbre course cycliste, « parce que le laps de temps est trop court pour faire une différence notable par rapport aux autres années. De plus, ces retombées ne sont pas aussi importantes pour une ville départ que pour une ville arrivée. Le rapport est d’environ un à dix », note l’élu.

Bénéfices en termes d’image

En l’occurrence, Val d’Isère attend principalement du Tour de France des bénéfices en termes d’image. Montrer aux téléspectateurs du monde entier la richesse de la flore et de la faune locale, mais aussi les atouts de la station pour le vélo (grâce notamment à la route du Col de l’Iseran, point de passage vers la vallée de la Maurienne) sont autant de raisons qui ont poussé Val d’Isère à présenter sa candidature pour l’accueil de la Grande Boucle. « C’est une occasion unique de présenter la station sous un nouveau jour, s’enthousiasme Gérard Mattis. Grâce au Tour, nous souhaitons faire voir au plus grand nombre un autre visage de Val d’Isère, moins élitiste que celui qu’on a en hiver ».
Bref, ces attentes justifient pleinement les 100 000 € déboursés par la station pour accueillir le Tour de France (dont la moitié versés à ASO, organisateur de l’épreuve). « Au regard des retombées médiatiques que la Grande Boucle génère, c’est finalement bien plus intéressant que d’acheter un spot de pub juste après le journal télévisé de 20 h de TF1 (NDLR : 35 150 € HT – source : www.tf1pub.fr) », conclut Claude Régis.

Martin Léger

Programme complet des festivités prévues à l’occasion du Tour de France sur http://www.valdisere.com/fr_ete/activite/evenement/tour.php