Vaujany accueille du 4 au 10 janvier les championnats du monde juniors féminins de hockey-sur-glace de division 1 (soit le deuxième échelon international, juste en-dessous du niveau Elite). La France affrontera la Hongrie, l’Allemagne, la Slovaquie, la Norvège et l’Autriche. Interview de Rémy Boehler, directeur de la station de Vaujany.

Actumontagne.com : Comment Vaujany a-t-elle récupéré l’organisation d’un championnat du monde de hockey-sur-glace ?
Rémy Boehler : C’est un projet qui remonte à un an et demi. Au départ, c’est la Fédération française de hockey-sur-glace qui pose candidature et qui ensuite, si elle retenue, choisit la ville d’accueil. Nous étions opposés aux Allemands et aux Hongrois. Et il faut savoir que nous avons monté le dossier dès le départ en concertation avec la FFHG.

Actumontagne.com : Quel est l’intérêt pour la station d’accueillir un tel événement ?
Rémy Boehler. Ces championnats du monde tombent lors d’une semaine un peu plus creuse dans le calendrier. Ça permet à la fois d’apporter une animation supplémentaire – il y a entre deux et trois matchs par jour, avec entrée gratuite, sachant que la patinoire a une capacité d’accueil de 900 places – et d’avoir un meilleur taux d’occupation des hébergements. Normalement, à cette époque de l’année, on est autour de 50 %. Là, grâce à ces championnats du monde, on devrait être entre 60 et 70 %.

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Actumontagne.com : Combien vous coûte l’organisation de ces championnats du monde ?
Rémy Boehler : A peine 10 000 €, qui correspondent à des coûts d’aménagement des vestiaires de la patinoire (il y a des normes particulières imposées par la FIHG, Fédération internationale de hockey-sur-glace) et à la communication. Ce sont les seuls coûts directs pour Vaujany. Le reste – environ 150 000 €, pour le déplacement, l’hébergement et la restauration des équipes, arbitres et officiels – est pris en charge par la FIHG. Autant dire que c’est une opération sans risques pour nous, qui ne peut être que bénéfique.

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Actumontagne.com : Sur le plan sportif, que peut-on attendre de ces mondiaux juniors ?
Rémy Boehler : Toutes les équipes s’affrontent dans un mini-championnat où seul le vainqueur sera promu en Elite l’an prochain. La France, qui a toujours navigué entre la 8ème et la 15ème place mondiale ces dernières années, a une occasion unique d’accéder pour la première fois de son histoire au niveau élite. Elle est légèrement favorite, même s’il faudra se méfier de l’Allemagne et de la Hongrie. Mais il faut savoir que cet été, en match de préparation, les Françaises ont battu à trois reprises les Suissesses, qui avaient remporté ce championnat du monde junior de division 1 l’an passé.

Propos recueillis par Martin Léger

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