La sixième édition du Tour de France Femmes avec Zwift, qui se tiendra du 30 juillet au 7 août 2027, s’élancera de Leeds, dans le nord de l’Angleterre. Dévoilé par Marion Rousse, directrice de l’épreuve, le parcours de 1 156 kilomètres cumulera 17 665 mètres de dénivelé positif. Il comptera neuf étapes : quatre de plaine, deux accidentées, deux de montagne et le premier contre-la-montre par équipes de l’histoire de l’épreuve, à Londres. Départ outre-Manche oblige, la course fera l’impasse sur les Alpes et les Pyrénées. Sa partir montagnarde se jouera donc dans le Massif central, avec une arrivée finale au sommet du puy de Dôme, où sera couronnée la successeuse de Demi Vollering.

Un chrono par équipes inédit à Londres
Le Grand Départ sera donné le vendredi 30 juillet avec une première étape courte de 86 km entre Leeds et Manchester, où le premier Maillot Jaune pourrait revenir à une sprinteuse capable de passer les côtes de Meltham et de Delph. Le lendemain, l’étape entre Manchester et Sheffield (154 km) traversera les Pennines avec 2 800 mètres de dénivelé, dont le Snake Pass (5,4 km à 4,6 %) et le Winnats Pass (1,4 km à 12,3 %). « Cette traversée du Yorkshire aura des allures de Liège-Bastogne-Liège », prévient Marion Rousse. Le dimanche 1er août, les équipes s’affronteront dans un contre-la-montre de 18 km au cœur de Londres, de Westminster à Tower Bridge, avant une arrivée sur le Mall.
Du Pas-de-Calais à la Loire, le terrain des sprinteuses
De retour en France, le peloton enchaînera trois étapes plus favorables aux sprinteuses : entre Le Touquet-Paris-Plage et Calais (123 km), par les côtes du cap Blanc-Nez, entre Neufchâtel-en-Bray et Magnanville (161 km), puis entre Orléans et Bourges (138 km). Le vent de la Côte d’Opale et les bosses des Yvelines pourraient toutefois profiter aux baroudeuses.
Massif central : une arrivée en altitude à La Loge des Gardes puis l’assaut des volcans d’Auvergne
La course basculera le jeudi 5 août avec la 7e étape entre Nevers et La Loge des Gardes (155 km, 2 200 m de dénivelé). Après la côte du Point du Jour (2,1 km à 8,6 %), une descente de 12 km mènera au pied de l’ascension finale vers la station de la Montagne bourbonnaise, dans l’Allier (6,7 km à 7,1 %), où Tadej Pogacar en 2023 et João Almeida en 2025 s’étaient imposés lors de Paris-Nice. Le lendemain, la 8e étape partira de La Bourboule pour rejoindre Clermont-Ferrand (151 km, 3 000 m de dénivelé) par la côte de la Stèle, le col de la Croix Saint-Robert (5,2 km à 6,4 %), toit de cette édition à 1 451 mètres, le col de la Croix Morand et la côte de Charade.
Le puy de Dôme en juge de paix

Le samedi 7 août, la dernière étape sera aussi la plus longue et la plus difficile : 170 km au départ de Clermont-Ferrand et 3 840 mètres de dénivelé positif. La côte de Ternant (5,1 km à 6,3 %) lancera une succession de montées dans les gorges de la Sioule, puis la côte de la Mouteyre pourrait déjà isoler les favorites. Tout se jouera dans l’ascension finale du puy de Dôme (11,3 km à 7,8 %). Retrouvé par le Tour masculin en 2023, le volcan avait déjà accueilli le Tour de France féminin en 1986 et 1987, avec deux victoires de Maria Canins.
Les cyclosportifs sur les routes des Dômes
Les amateurs auront eux aussi leur rendez-vous en Auvergne avec L’Étape du Tour de France Femmes, organisée le dimanche 8 août, au lendemain de l’arrivée des professionnelles. Sur routes fermées, les participants parcourront 138 km et 2 460 mètres de dénivelé entre le Panoramique des Dômes et le circuit de Charade.
Illustrations : A.S.O. Billy Ceusters et Gaëtan Flamme

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