Après avoir exploré les paysages, le Japon ou l’histoire du vêtement, le Département de l’Isère place l’eau au cœur de sa nouvelle saison culturelle. Omniprésente sur le territoire, de la glace des sommets aux rivières urbaines, « l’or bleu » devient le fil conducteur d’une programmation audacieuse. Entre fresques en LEGO, machines hydrauliques énigmatiques et installations artistiques monumentales, les 11 musées départementaux (toujours gratuits) nous invitent à redécouvrir notre patrimoine sous un angle inédit.
Une programmation qui coule de source…

Oubliez les expositions classiques : cette saison mise sur la surprise et l’insolite pour raconter l’histoire de l’eau. Chaque site s’approprie le thème avec sa propre identité :
- L’hydroélectricité en LEGO : à la Maison Bergès, l’aventure industrielle de la houille blanche se raconte de manière ludique à travers une exposition spectaculaire en briques LEGO, mais aussi des objets techniques, illustrations, photographies….
- Le Nil s’invite en Isère : le Musée Champollion nous transporte sur les rives du fleuve mythique à travers 60 œuvres et objets marquant le rapport des hommes au fleuve.
- Poésie aquatique : le Musée Arcabas en Chartreuse présente une sélection d’œuvres du peintre explorant les thèmes de la mer, de la pluie, de la neige ou des orages.
- L’impact des flots : le Musée de la Résistance et de la Déportation propose un regard fort à travers une exposition photographique de Gideon Mendel sur les bouleversements qu’engendrent les inondations.
- Mémoire des rivières : L’Isère, le cours d’eau, et l’eau en général sont à l’honneur aux Archives départementales et au Musée de l’Ancien Évêché, qui retracent l’évolution du fleuve, de sa source à la confluence avec le Rhône et la place de l’eau aux XIXe et XXe siècles.

Pour illustrer cette nouvelle saison culturelle, l’illustratrice Carole Barraud a réalisé une carte mêlant cours d’eau et géologie pour situer les 58 sites partenaires de la programmation 2026. Une idée originale à retrouver ici.
Trois artistes « hydriques » en résidence
L’eau est aussi une source de création contemporaine. Trois artistes ont ainsi été invités à concevoir des œuvres spécifiques pour dialoguer avec les sites historiques :
- Pierre Luu (Musée Bergès, dès le 5 juin) concevra des machines énigmatiques et poétiques animées par l’énergie hydraulique, rendant hommage au génie d’Aristide Bergès.
- Jérôme Rasto (Saint-Antoine-l’Abbaye, dès le 5 juillet) viendra habiter le jardin médiéval de l’abbaye pour une interprétation artistique du lien entre nature et spiritualité.
- Stéphane Thidet (Domaine de Vizille) imaginera une installation hydrique monumentale in situ, jouant avec les perspectives et les bassins du domaine historique.
Un réseau solidaire pour une thématique vitale
Cette saison ne se limite pas aux sites départementaux. De nombreux musées partenaires se joignent au mouvement pour offrir une vision exhaustive de l’eau en Isère. Cette approche transversale rappelle que l’eau, si elle a été une contrainte historique (crues), est aujourd’hui un levier majeur de la transition écologique et de l’innovation territoriale. Au total, 9 exposition départementales et 50 sites culturels s’associent à ce grand projet annuel des musées isérois.
Gratuite et accessible à tous, cette programmation « au fil de l’eau » promet des découvertes mémorables, de la curiosité historique au pur émerveillement artistique.
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