Cinquième édition pour le Salon du véhicule électrique et hybride de Val d’Isère, du 11 au 14 juillet. Plus grand événement de la mobilité verte en France, il a fait des essais de voitures, deux-roues et autres engins roulants propres, sa marque de fabrique. Questions à Frédéric Cretin, commissaire de ce temps fort de l’été, dont le succès doit aussi beaucoup à son cadre montagnard aux portes du Parc national de la Vanoise.

Actumontagne : Comment est né ce salon ?
Il y a cinq ans, toutes les stations cherchaient à dynamiser la saison d’été par un événement fort et original. Nous étions au tout début de l’ère électrique et hybride. J’ai regardé ce qu’il se faisait et je me suis dit pourquoi ne pas créer un salon dédié aux véhicules électriques et hybrides sur le même concept de notre ancien Salon du 4X4 (NDLR : 24 éditions, dont la dernière en 2008), c’est à dire avec un centre d’essais, mais avec des véhicules propres. Nous avions fait un petit teasing de lancement un an avant son lancement en 2015. Forts des bons retours des constructeurs, nous nous sommes lancés.

Frédéric Cretin, commissaire du salon du véhicule électrique de Val d’Isère

Actumontagne : Le salon a bien grandi depuis. Est-ce encore le cas en 2019 ?
Le salon grandit effectivement chaque année. En 2018, nous étions à 15 000 m² de surface d’exposition. En 2019, le salon se déploie sur 20 000 m² pour accueillir entre 10 et 15 % d’exposants en plus, soit 140 environ. Parmi eux, les grands noms des véhicules électriques, automobiles et deux roues : BMW, partenaire de la station, Tesla, Volkswagen Toyota, Hyundai, Lexus, Jaguar, Land Rover, Volvo, Renault ou encore Mitsubishi. Et Scott, Moustache, Rossignol, KTM ou encore Néomouv sur les VAE.

Des véhicules qui se montrent et s’essayent ©Andy Parant

Actumontagne : Au-delà de sa thématique porteuse, à quoi est dû le succès de ce rendez-vous ?
Notre salon, généraliste et dont l’entrée est gratuite (inscription sur le site Internet) plaît en raison de son environnement montagne et de sa double proposition. D’une part une exposition statique, format classique d’un salon automobile, où l’on peut découvrir et admirer une large gamme de modèles de voiture, deux-roues ou encore d’utilitaires. Et d’autre part, une partie dynamique, avec des essais grandeur nature aux portes du Parc national de la Vanoise. L’an dernier, il y en a eu plus de 6500 en quatre jours, tous véhicules confondus.

Beaucoup d’animations pendant cinq jours ! ©Andy Parant

Actumontagne : Quelles évolutions majeures notez-vous sur le marché du véhicule électrique depuis 2015 ?
Pour la première édition, nous avions trois constructeurs. Aujourd’hui, tous les constructeurs viennent sur le marché de la mobilité durable en raison des restrictions d’émissions pour les voitures thermiques. Les batteries ont aussi fait beaucoup de progrès en terme d’autonomie. Il y a cinq ans nous étions sur des autonomies d’environ 100 kilomètres, maintenant elles dépassent les 600 kilomètres. De quoi rassurer les acheteurs de plus en plus nombreux sur le salon où ils bénéficient de tarifs remisés. Les batteries des vélos à assistance électrique ont elles aussi beaucoup gagné en capacité, passant de 40 kilomètres à 110, 120 kilomètres. Les vitesses de rechargement ont également beaucoup augmenté. Il fallait une nuit, aujourd’hui, une heure suffit grâce à des bornes plus performantes dont les implantations se multiplient.

Il n’y en a pas que pour les voitures. Les vélos à assistance électrique sont à l’essai ! ©Andy Parant

Actumontagne : Il y a de nombreuses animations pendant quatre jours. Et notamment une épreuve inédite en VTTAE ?
Effectivement. Nous testons un nouveau concept de course en VTTAE dans l’esprit de l’ancienne montée de l’Olympe du salon du 4X4 ou de l’ ex-Fila Sky Runner ou Kilomètres vertical en écho au High Trail Vanoise (5-7 juillet). Les pilotes vont partir du salon pour arriver au sommet de la Face de Bellevarde, soit un peu plus de 10 km et 1000 m de dénivelé.

Propos recueillis par Sophie Chanaron

Les enfants et les ados aussi !

Les plus jeunes aussi trouveront leur bonheur ! ©Andy Parant

ll n’y en pas que pour les grands au Salon du véhicule électrique. Les moins de 18 ans pourront découvrir et tester des vélos, des trottinettes, des skateboards électriques… Côté animations, de l’initiation à la moto électrique dès 3 ans. Les plus grands pourront s’essayer au trial électrique. Des voitures télécommandées devraient aussi être de la partie.

Photo de Une ©Andy Parant