Meilleur pilote français actuel de bobsleigh, le Plagnard Loïc Costerg, 29 ans, nous parle des trois produits (bob raft, speed luge et bob racing) proposés au grand public pour découvrir les sensations uniques de ce sport, sur la piste qui accueillit les Jeux Olympiques de 1992.

Actumontagne.com : Pouvez-vous nous décrire en quoi consistent le bob raft, la speed luge et le bob racing ?
Loïc Costerg :  Le bob raft est un bobsleigh à 4 auto-guidé et auto-freiné. Il est accessible à tous, à condition de mesurer au moins 1,30 m. Il n’y a qu’à monter dedans et ensuite on se laisse descendre. On approche les 85 km/h en vitesse de pointe, et on encaisse entre 1G et 1,5 G de force centrifuge, c’est-à-dire une fois à une fois et demie le poids de notre corps. Il y a des parois en mousse et une ceinture ventrale pour chaque occupant. La speed-luge est aussi auto-guidée et auto-freinée, mais la vitesse est plus importante, jusqu’à 100 km/h, tout comme la force centrifuge (2G). On va aussi plus haut dans les virages qu’en bob-raft. On est tout seul, en position semi-couchée. Enfin, le bob racing est semblable à un bob de compétition. Contrairement aux deux autres engins, il est piloté (par des anciens pilotes de compétition), avec donc trois passagers. On monte jusqu’à 120-125 km/h et jusqu’à 3 G / 3,5 G de pression dans les virages.

Speedluge © Philippe Royer

Actumontagne.com : Quels sont les atouts de chacun de ces engins ?
Loïc Costerg : Le bob raft est vraiment l’engin idéal pour découvrir le bobsleigh. Bien sûr, à mes yeux, ce n’est pas un « vrai » bobsleigh parce qu’il n’est pas pilotable, mais on retrouve quand même les sensations de ce sport. A l’avant, on voit mieux la piste. A l’arrière, on ressent davantage la force centrifuge. Mais on a plus des sensations au niveau vertical, comme si on nous appuyait fortement sur les épaules, à l’image des montagnes russes.

Bobraft © Philippe Royer

Le gros avantage de la speed luge est qu’on voit beaucoup mieux la piste qu’en bob-raft. Et puis on se sent vraiment porté par cet engin. Aller à 100 km/h dans un tube de 80 cm de large, c’est quand même quelque chose ! Pour les amateurs de sensations fortes, le bob racing est parfait. C’est très impressionnant, surtout dans les virages relevés : avec la force centrifuge, la tête se baisse et elle est impossible à relever. C’est comme si on avait 20 kilos sur la tête ! Et les sensations se rapprochent vraiment de celles qu’éprouve un pilote pro. Il faut dire que la Plagne est l’une des pistes avec les plus fortes sensations au monde. Je la classe dans le top 3 mondial à ce niveau. Je peux vous assurer que j’ai plus de sensations en passager de bob racing à La Plagne qu’en tant que pilote de bob de compétition sur certaines pistes du circuit !

Loïc Costerg © Rodrigue Mériaux

Actumontagne.com : Quels sont vos objectifs cette saison ?
Loïc Costerg : Je sors de ma meilleure saison (8ème lors des finales de la coupe du monde et 13ème aux championnats du monde). J’aimerais continuer sur cette lancée, en visant un Top 12, voire un Top 10 aux championnats du monde. En coupe du monde, j’espère aussi me classer régulièrement dans les 12 premiers, avec une ou deux performances de pointe, entre la 6ème et la 8ème places.

Propos recueillis par Martin Léger

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