Élue capitale verte européenne 2022, Grenoble va donner le coup d’envoi de cette année exceptionnelle les 14 et 15 janvier prochain, en présence de Virginijus Sinkevičius, commissaire à l’environnement, aux océans et à la pêche et de Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique. Emmanuel Macron, qui pourtant préside le Conseil de l’Union européenne, ne sera pas présent. Le spectacle inaugural sur les pentes de la Bastille, le 15 janvier, est reporté, mais la capitale des Alpes françaises s’apprête à vivre pléthore de défis et d’évènements pour mettre en lumière ses engagements et devenir source d’inspiration pour les autres territoires. Un label mobilisateur pour les acteurs du tourisme.

Avoir été désignée par la Commission européenne, Capitale verte parmi 18 villes candidates est évidemment un motif de fierté pour Grenoble. Près d’un siècle après son Exposition internationale de 1925, le territoire affiche toujours sa tradition d’innovation et d’ouverture. Caracolant en tête sur onze des douze thématiques passées au crible par la commission européenne, la ville s’est engagée très tôt dans les transitions. Illustration ? En 2005, elle lançait son plan d’action climat, le premier au niveau local en France. Le défi est de taille. Mais il y a urgence car les Alpes sont en première ligne en matière de réchauffement climatique avec déjà une augmentation de 2,3°C, contre 1,4°C en moyenne en France. Près de 200 partenaires publics et privés sont engagés aux côtés de la Ville et de la Métropole pour faire de 2022 un moment clé de la transition écologique sur Grenoble. Près de 400 manifestations, culturelles, sportives, scientifiques… sont programmées.

Melina-Herenger ©NRuffier

La Bastille, lieu totem

Pas de grande cérémonie d’ouverture ce 15 janvier pour GrenobleGreen2022» en raison de la pandémie, mais un temps officiel à 17h, auquel participeront notamment aux côtés d’Eric Piolle, Virginijus Sinkevičius, commissaire européen à l’environnement, aux océans et à la pêche et la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, mais pas le Président Macron, au grand dam d’Eric Piolle, le premier magistrat de Grenoble, qui rappelle dans les colonnes de notre confrère du Dauphiné Libéré que ce label a été décerné par la Commission européenne. « Je trouve cela hallucinant que le président de la République ne fasse pas le déplacement, alors que la France vient de prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne et que la question climatique doit être une priorité. Je rappelle aussi que lors des dernières cérémonies pour Lisbonne (Portugal) ou Lahti (Finlande), les chefs d’État étaient toujours présents. Un changement d’agenda présidentiel de dernière minute peut toujours intervenir, histoire pour Emmanuel Macron d’envoyer un signal plus positif et volontaire sur l’écologie…

Pour Grenoble Alpes Tourisme, partenaire officiel du comité d’organisation, le label de Capitale verte est un fabuleux tremplin de notoriété à l’international. De mobilisation des acteurs touristiques aussi. «Le territoire Grenoble Alpes a tous les atouts pour faire bientôt partie du top 5 de destinations responsables de France» assure Mélina Herenger, vice-présidente chargée du tourisme de Grenoble Alpes Métropole, soucieuse d’engager la destination dans un processus de certification ad hoc, l’Iso 20121, pour une labellisation en octobre 2022. Une dizaine de visites «GreenGrenoble2022» sont également planifiées avec quelques nouveautés comme «Quartier Cambridge, un écosystème innovant», «La trame verte à pied» ou «Les arbres remarquables à Grenoble ». À cela s’ajouteront une nouvelle balade théâtrale à partir de février et une sortie «Énigmes et secrets autour de la nature et la biodiversité» dès avril.

Nathalie Ruffier (et Sophie Chanaron)

Le programme des festivités, c’est ici

Photo de Une ©Auriane Poillet/Ville de Grenoble

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