Selon les estimations du cabinet G2A recueillies auprès de son réseau de 90 stations de montagne, représentant 80% des nuitées de la destination, les réservations sont en avance de 0,6 point sur la même période en 2018. Cette dernière était elle même sensiblement en progression par rapport à 2017 (+1,7%). La fréquentation dans les stations grand domaine est en hausse de 0,8 points, alors que dans les stations de charme, elle recule de plus d’un point. Sans surprise, les Alpes du Nord, qui représentent 70% des 500 000 lits du panel G2A, voient leurs réservations en avance de 0,6 points alors que pour leurs homologues des Alpes du Sud, elles sont stables, mais en retrait de plus de deux points pour les Pyrénées.
« Tous les enjeux sont sur les vacances d’hiver », alerte Gilles Revial, co-fondateur de la société d’études de Francin en Savoie. Si le taux d’occupation est de l’ordre de 56% pour les deux semaines où deux zones se chevauchent (C et B et B et C), il plonge littéralement à moins de 27 % la dernière semaine du 29 février au 8 mars. Soit en dessous des scores du mois de janvier, creux traditionnel de l’hiver dans les stations alpines.

Cette dernière semaine des vacances d’hiver correspond à celle de la zone A concentrant la clientèle régionale et durant laquelle les tours opérateurs sont absents. « Il va falloir faire des animations pour la pousser », suggère Gilles Revial, bien qu’avec locaux, les réservations de séjours sont plus tardives. A ce stade, les réservations pour les vacances de Noël et fin d’année, ainsi que pour celles de printemps en avril, sont plutôt bien engagées.