En 2026, Arcabas aurait eu 100 ans. L’occasion pour l’association des amis de l’oeuvre d’Arcabas de mener un travail de sensibilisation, mais aussi de connaisance et de célébration d’envergure tout au long de l’année. Entre expositions inédites, colloques et événements musicaux, le « Comité du Centenaire » dévoile une programmation riche pour honorer celui qui a replacé le sacré et la couleur au centre de l’art contemporain.
Un calendrier 2026 jalonné d’événements majeurs
L’objectif de ce centenaire est clair : permettre une redécouverte globale de l’artiste, au-delà de ses chefs-d’œuvre les plus connus. La célébration s’articulera autour de plusieurs axes forts :
- Expositions thématiques : en Isère, principalement, mais aussi en Moselle et dans le Haut-Rhin, plusieurs expositions seront organisées. Les trois principales auront lieu en Isère :
- Le musée Arcabas en Chartreuse (Saint-Hugues-de-Chartreuse) traitera du thème de l’eau dans l’œuvre de l’artiste ;
- Le Musée Hébert (La Tronche) présentera une rétrospective de 80 œuvres (peintures, archives, objets personnels) pour explorer des facettes moins connues de l’artiste : le langage abstrait, la figure féminine ou encore l’engagement face à l’injustice.
- La Correrie – musée de la Grande Chartreuse réunira des oeuvres, maquettes et esquisses sur le thème de l’art sacré monumental.
- Un grand colloque universitaire aura lieu à l’automne 2026 au musée de Grenoble réfléchissant sur l’héritage d’Arcabas. En parallèle, des conférences, des déambulations et des visites seront proposées.
- Plusieurs concerts auront lieu, principalement en Chartreuse, en lien avec l’œuvre d’Arcabas.
- Plusieurs plaques commémoratives, un ouvrage et la création d’une rose « Arcabas » viendront également rythmer cette année.
Tous les événements programmés sont à retrouver sur le site dédié www.centenairearcabas.fr
Arcabas : une vie dédiée à l’art sacré
Pour comprendre l’ampleur de l’événement de 2026, il faut se pencher sur la carrière hors norme de Jean-Marie Pirot. Né en 1926 à Metz, diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il s’installe à Grenoble en 1950 en tant que professeur à l’école des Beaux-Arts. C’est là que commence une aventure artistique qui durera près de sept décennies.
Le nom « Arcabas », adopté dans les années 60, symbolise son lien avec le territoire alpin (issu d’un jeu de mots sur les quartiers grenoblois). Artiste total, il ne s’est pas limité à la toile : il a excellé dans la fresque, le vitrail, la sculpture, l’orfèvrerie et même la scénographie pour le théâtre.
Sa renommée internationale s’est construite sur sa capacité à traiter les thèmes bibliques avec une humanité et une chaleur chromatique saisissantes. Utilisant souvent la feuille d’or, il a su créer un pont entre la tradition iconographique ancienne et une modernité accessible. Son œuvre majeure, l’ensemble monumental de Saint-Hugues-de-Chartreuse, est aujourd’hui reconnue comme l’un des plus hauts lieux de l’art sacré contemporain en Europe. C’est là qu’on retrouve le musée Arcabas.
Artiste de la lumière et de l’espérance, Arcabas a laissé derrière lui une œuvre immense, présente dans des musées (Grenoble, Francfort, etc.) et des édifices religieux à travers le monde (Italie, Belgique, Canada). Le centenaire de 2026 sera l’occasion de rendre hommage à cet « artisan de la beauté » qui a toujours refusé les modes pour suivre sa propre quête d’absolu.

