La 114e édition du Tour de France, qui se déroulera du 2 au 25 juillet 2027, s’élancera d’Édimbourg, le Grand Départ le plus septentrional de l’histoire. Dévoilé par Christian Prudhomme au Palais des congrès de Paris, le parcours de 3 479 km cumulera 53 450 mètres de dénivelé positif. Moins montagneux que l’an passé, il ne compte que 6 étapes de montagne (contre 8 en 2026), dont 3 arrivées en altitude : Grand Colombier, Les Saisies et Saint-Lary – col du Portet. Avec 71 km de contre-la-montre, un total inédit depuis 2012, les rouleurs auront leur mot à dire. Le col du Portet, à 2 215 mètres, sera le toit de ce Tour 2027.

Une première semaine entre Grande-Bretagne et plaines de l’Ouest
Pour son troisième départ de Grande-Bretagne, après Londres en 2007 et le Yorkshire en 2014, le Tour passera trois jours outre-Manche : Écosse et Angleterre jusqu’à Carlisle, puis Liverpool, avant une étape galloise de 223 km vers Cardiff. Après une journée de repos, le peloton retrouvera la France à Cherbourg-en-Cotentin, puis filera vers la Bretagne et Plumelec, terrain de puncheurs, et vers Angers. Le premier contre-la-montre, 38 km plats entre Blois et Chambord, précédera l’étape la plus longue du Tour, 224 km entre Bourges et Le Creusot.
Jura et Alpes : trois jours pour créer les écarts

La montagne arrivera le dimanche 11 juillet avec l’étape 9 entre Villars-les-Dombes et le Grand Colombier (162 km, 3 750 m de dénivelé). Après les cols du Berthiand et de Richemond, l’ascension finale se fera par Culoz. Après une journée de repos en Haute-Savoie, l’étape 10 entre Annecy et Sallanches (171 km) empruntera les routes des championnats du monde 2027 : Le Salève depuis Cruseilles, montée de Brison (5 km à 10 %), puis un final enchaînant la côte de Domancy (2,5 km à 9,4 %), la montée du Bettex à Saint-Gervais (5,5 km à 8 %), le plateau d’Assy et un second passage à Domancy, où Bernard Hinault avait été sacré champion du monde en 1980.

Le 14 juillet, l’étape 11 entre Cluses et Les Saisies (150 km) sera la plus exigeante des Alpes avec 4 750 mètres de dénivelé : col de la Colombière (15,9 km à 7 %), col de la Croix Fry, Forclaz de Queige, puis col du Pré (12,6 km à 7,8 %) et montée de Bisanne (12,4 km à 8,3 %), avant une arrivée inédite dans la station savoyarde. Elle servira aussi de parcours à l’Étape du Tour, ouverte aux amateurs le 11 juillet.

Cap au sud et piège en Lozère
Après deux étapes pour sprinteurs, de Chambéry à Valence puis d’Aubenas à Montpellier, l’étape 14 entre Montpellier et Mende (199 km) cumulera 4 300 mètres de dénivelé par le col du Vent, le cirque de Navacelles, le col de la Lusette et la côte inédite de l’Estrade, avant le final sur la côte de la Croix-Neuve (3 km à 10,1 %). Le lendemain, l’étape Rodez-Albi précédera le second chrono de 33 km autour de Toulouse.
Les Pyrénées en juge de paix

L’étape 18 entre Pau et Saint-Lary-Soulan col du Portet (174 km, 5 400 m de dénivelé) sera l’étape reine : col du Soulor (11,8 km à 7,3 %), col du Tourmalet par Luz-Saint-Sauveur (19 km à 7,4 %), Hourquette d’Ancizan et col du Portet, associé pour la première fois au Tourmalet dans une même étape. Le lendemain, entre Hasparren et Laruns (160 km, 4 300 m), les cols de Burdincurutcheta (8,7 km à 9,3 %), Bagargui, Soudet et Marie-Blanque offriront une dernière occasion de renverser la course.
Montmartre avant les Champs-Élysées
Après une étape de plaine entre Maubourguet et Libourne, la dernière étape partira de Saint-Quentin-en-Yvelines pour 116 km. Elle conservera les trois ascensions de la rue Lepic et de la butte Montmartre, que Christian Prudhomme a confirmées pour couper court aux rumeurs, avant l’arrivée sur les Champs-Élysées.
Illustration : A.S.O.

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