Pour sa 33e édition, qui se tiendra du 24 au 28 août au Grand-Bornand, le festival Au Bonheur des Mômes met les animaux à l’honneur avec un thème malicieux : « Zanimals ». Partant du constat de son directeur artistique, Alain Benzoni, sur le lien puissant qui unit les enfants au monde animal, la programmation proposera 23 spectacles explorant cette affinité naturelle. Des déambulations monumentales aux fables politiques en passant par le cirque poétique, cette vitrine du spectacle vivant jeune public promet de marquer les esprits. Voici quelques-uns des spectacles incontournables.
Des spectacles d’ouverture et de clôture grandioses
Dès le dimanche 24 août, le festival frappera fort avec la déambulation d’ouverture des marionnettes géantes de la compagnie Paris Bénarès et leur création Oisôh. Les artistes de Youplaboum prendront le relais toute la semaine avec leur impressionnant Phœnix. Pour clore les festivités, le jeudi 28 août au soir, la Compagnie Zappar enchantera le public avec Le Peuple Lumière. Cette apparition, décrite comme « divine », mettra en scène des créatures de papier lumineuses représentant le bestiaire alpin — chouette, bouquetin, renard — au son d’une musique hypnotique.
Quand la scène interroge le lien homme-animal
La relation entre l’homme et l’animal sera au cœur de plusieurs créations. La Compagnie des Plumés fera un retour remarqué avec deux spectacles. Pas bête, une création du festival, verra la comédienne Diane Dugard tenter un dialogue improbable avec sa chienne, explorant la singularité de ce lien. Son autre spectacle, Poil de la bête, mettra en scène chien, poules et canes dans une ode tendre et absurde au vivre-ensemble. Dans un registre mêlant cirque et poésie, le Collectif Scratch présentera C’est gratos, un duo de clowns attachants — dont un chien — qui questionne avec humour les codes de la masculinité à travers la relation entre un dresseur et « sa » bête.
Des fables politiques à poils et à plumes
Le festival n’hésitera pas à aborder des thématiques plus sensibles. La compagnie toulousaine La Fleur du Boucan adaptera le chef-d’œuvre de George Orwell, La Ferme des Animaux. Cette fable dystopique transposera les questions de pouvoir et de domination au monde animal pour en révéler les mécanismes insidieux. Avec un ton volontiers « poil à gratter », la compagnie Gina Gagap s’attaquera aux contes de fées traditionnels dans Princesse Jenny qui ne voulait pas se marier. L’histoire met en scène une princesse qui, sommée de se marier, choisit le plus velu de ses prétendants, renversant ainsi les codes établis.
Pour découvrir l’intégralité de la programmation, rendez-vous sur le site officiel du festival.
Illustration : Cie Zappar

