Connue pour sa célèbre fontaine des éléphants dite des Quatres sans culs -car n’exhibant que l’avant-main des pachydermes-, Chambéry est très attachée à ce monument classé, érigé en 1838 en l’honneur du général Comte de Boigne. Faisant écho aux exploits en Inde de ce dernier, il a été restauré en 2015 grâce à une souscription de donateurs. Pas étonnant que la capitale de la Savoie ait dit banco à une expo photos sur l’éléphant d’Afrique, menacée de disparition de la planète. Et qu’importe si ses quatre moité d’éléphants soient d’Asie. Eux aussi sont pourchassés pour leur ivoire.

C’est peu dire que les Chambériens sont attachés au plus célèbre de leur monument. Ils développent par ricochet une grande empathie à tout ce qui touche de près ou de loin à ce mastodonde, victime du braconnage pour son ivoire. Chambéry accueille dans ses murs l’exposition photographique Eléphantesque, du 27 juin au 3 septembre.
Elle a été imaginée et réalisée par le photographe de l’agence Zoom, Fabrice Bompard, connu pour couvrir les épreuves internationales de ski alpin pour l’agence photos Zoom. Il dévoile-là une autre de ses passions, celle pour l’éléphant d’Afrique, qui pourrait bien disparaître d’ici à 50 ans du paysage. Il entend sensibiliser l’opinion publique sur ce sujet à travers ses clichés splendides de l’éléphant dans son milieu naturel.
L’exposition Eléphantesque est visible rue de Boigne, où une quarantaine de photos sont accrochées et une quinzaine d’autres au musée des Beaux-Arts, quai des Arts.

Grâce aux bénéfices de la vente des cartes postales, des posters, du catalogue de l’exposition, et à la contribution des commerçants et des artisans affichant le macaron de l’expo (50€), tous les partenaires espèrent pourvoir remettre le 8 août prochain, jour du vernissage et la Fête des éléphants, un chèque généreux à Isabelle Autissier, présidente du WWF, très engagé dans la protection des éléphants partout dans le monde.

 

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