Racheté au groupe Accor en 2018 par la Compagnie Française d’Hôtellerie, le domaine de Marlioz à Aix-les-Bains s’est lancé dans un ambitieux plan de rénovation en deux phases. Dès avril prochain, c’est un hôtel Mercure new look qui va rouvrir après quatre mois de fermeture. Les clients découvriront aussi un tout nouveau spa. En 2021, ce sera au tour des thermes et de l’hôtel Ibis de bénéficier d’un coup de jeune.

Fondé en 1860, le domaine hôtelier et thermal de Marlioz se compose de quatre établissements. La Compagnie Française d’Hôtellerie, propriétaire de ce complexe franchisé Accor, a engagé plus de 9 millions d’euros pour redonner son lustre à ce haut-lieu du tourisme et du thermalisme savoyard.
À quelques semaines de la réouverture de l’hôtel Mercure et du tout nouveau spa Nuxe, Gilles Saint-Marcel, directeur général du domaine de Marlioz et ses équipes, peaufinent les derniers détails.

Nouvelle décoration pour les 60 chambres du Mercure du domaine de Marlioz

Les 60 chambres de l’hôtel quatre étoiles, construit en 1981, ainsi que ses parties communes comme l’accueil et le restaurant, ont été entièrement redécorées. L’ancien mobilier a été donné à des associations ou à des particuliers via une opération sur Internet qui a remporté un vif succès à l’automne, signe de l’attachement des Aixois à l’ex-hôtel Ariana, patrimoine de la ville d’eau.

Autre grand changement, le spa de l’hôtel est passé sous la marque Nuxe. « Notre choix s’est porté sur une marque à forte notoriété et non implantée dans la Région (Ndlr : à l’exception de la station de Méribel) », se félicite le directeur général. Cet espace de 800 mètres carrés dédié au bien-être compte cinq cabines, dont une inédite duo, et s’est doté d’un bassin extérieur qui lui manquait. « Nos hôtes du Mercure et de l’Ibis représentaient 75% de la clientèle du spa. Avec la marque Nuxe, nous tablons sur une augmentation sensible de la clientèle externe qui permettra de lisser l’exploitation ».

Un bassin extérieur bienvenu au tout nouveau spa

En 2021, des thermes remis au goût du jour

La deuxième tranche de travaux, dont les débuts sont programmés pour la fin de l’année, concerne l’établissement thermal et l’Ibis. Le premier accueille 3000 curistes par an pour soigner majoritairement les problèmes des voies respiratoires et de façon plus marginale les AMB (Affections des muqueuses bucco-linguales). Dès l’année prochaine, les espaces d’accueil seront plus chaleureux et les appareils passeront en postes multi-soins. Après le lancement d’une étude avec le soutien du volet un du plan thermal de la Région AURA, l’exploitant a entrepris de faire un nouveau forage. L’actuel date de 1992, « or la vie d’un forage est d’une trentaine d’années dans la filière thermale », explique Gilles de Saint-Marcel. « Nous préparons donc l’avenir avec ce nouveau forage qui va nous permettre de pérenniser l’activité thermale à Marlioz, voire d’envisager une orientation supplémentaire ».

Du côté de l’Ibis, qui a été entièrement climatisé lors du rachat du domaine et a vu la création d’un nouveau bar l’an dernier, il sera à son tour relooké. « Nous allons refaire ses 100 salles de bains ! ».

Le domaine de Marlioz semble bien parti pour redevenir, au terme de sa métamorphose, un fleuron de l’hospitalité et de l’art de vivre, avec un restaurant confié au chef Cédric Szajnerman, adepte d’une cuisine locale et de saison, dans laquelle les légumes oubliés auront la part belle.

Sophie Chanaron

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