Le sénateur LR de Haute-Savoie Cyril Pellevat, rapporteur sur l’application de la loi du 28 décembre 2016 dite « loi Montagne II » et président du groupe d’études « Développement économique de la montagne », a présenté hier à la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat un bilan de l’application de cette loi Montagne II. Sans aller jusqu’à une loi montagne III, la commission formule trois axes de recommandations, dont certaines pourraient trouver une traduction législative dans le cadre du prochain projet de loi « 3 D » – décentralisation, différenciation et déconcentration.

En 2050, l’enneigement hivernal à basse altitude pourrait être un quart plus faible qu’au début du 21è siècle © Martin Léger

Le premier axe consiste à  poursuivre l’adaptation des normes et des services essentiels à la population aux spécificités des territoires de montagne ; le deuxième axe à assurer le maintien et le développement des activités économiques en zones de montagne ; le troisième à accompagner les territoires de montagne dans l’adaptation au changement climatique. En particulier, le changement climatique constitue un défi majeur pour les territoires de montagne : entre 1888 et 2012, les températures moyennes dans les Alpes ont augmenté de 2 degrés et, d’ici à 2050, une perte moyenne de 25 % d’enneigement hivernal à basse altitude est anticipée par rapport au début du XXIème siècle. Le manque d’enneigement impose aux domaines de basse et moyenne montagne (en dessous de 1 300 mètres d’altitude environ) de transformer leur modèle économique. La commission propose notamment la création d’un fonds d’adaptation au changement climatique, visant à financer la réhabilitation énergétique des bâtiments touristiques, à restructurer et à adapter les activités économiques au recul de l’enneigement dans les massifs les plus exposés au changement climatique.

Photo de une : La luge sur rail fait typiquement partie des activités déclinables sur un modèle 4 saisons © CETA

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