EDF a signé une convention d’éco-pâturage avec un éleveur ovin à qui l’énergéticien met à disposition ses 15 hectares de prairie autour de la centrale du Cheylas, entre Belledonne et Chartreuse. Une tonte alternative douce, économique et écologique avec laquelle chacun s’y retrouve !

L’éco-pâturage a le vent en poupe en France auprès des collectivités, mais aussi des entreprises. Cette technique ancestrale et naturelle de débroussaillage et de fauchage des prairies et espaces verts est entrain de passer d’un phénomène de mode, à une vraie gestion alternative du foncier urbain et périurbain.

EDF, par exemple, recourt de plus en plus à ce mode d’entretien doux et écologique pour les terrains entourant ses équipement qui constituent un vaste garde-manger pour brebis, chèvres et autres herbivores.

Comme dans plusieurs de ses sites alpins, EDF a signé en mai dernier une convention d’éco-pâturage avec Sébastien Achard, éleveur de moutons à Pontcharra dans la vallée du Grésivaudan, pour qu’il puisse faire paître ses bêtes sur les 15 hectares de prairie à proximité de la centrale hydroélectrique du Cheylas.

Le lac du Cheylas ©EDF Hydro Alpes

Une aubaine pour l’éleveur, voisin du site d’EDF, en manque de foncier dans cette vallée entre Belledonne et Chartreuse de plus en plus urbanisée. « J’ai un troupeau de 800 brebis éclaté sur plusieurs sites jusque dans la Drôme, faute de pâtures disponibles à proximité de mon exploitation », explique Sébastien Achard, ravi de ce partenariat signé à la veille de la forte période d’agnelage. « Je peux suivre les naissances et intervenir beaucoup plus rapidement auprès des agneaux en cas de souci. Et puis, comme la parcelle d’EDF est grande et l’herbe abondante, je vais aussi pouvoir faire du foin pour l’hiver ».

Pour l’énergéticien, c’est l’assurance d’un entretien 100% naturel et propre de son foncier – réduction de la production de carbone, zéro traitement, fertilisation naturelle-, avec la satisfaction de contribuer au développement d’une flore et d’une faune diversifiée. Finis aussi les déchets végétaux générés par le fauchage mécanique.

©EDF-Hydro-Alpes

Quelque 400 brebis profitent donc de l’herbe du Cheylas avant de monter en estive à Bessans en Haute-Maurienne début juillet, avec les vaches et les chèvres de la ferme, soit 1450 bêtes environ ! Retour dans la plaine à l’automne où l’herbe aura bien repoussé. De quoi se régaler à nouveau pour une partie du troupeau.

Photos ©EDF Hydro Alpes

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