Dimanche 5 et lundi 6 janvier, Vaujany accueille deux slaloms messieurs de Coupe d’Europe de ski alpin. Une centaine de coureurs de près d’une vingtaine de pays sont attendus pour l’occasion, sur le stade de slalom de Montfrais.

Si l’accueil d’une épreuve de Coupe d’Europe – l’antichambre de la coupe du monde – est une première à Vaujany, elle est le résultat d’une politique de longue haleine. Des travaux avaient ainsi été menés sur le stade de slalom de Montfrais pour l’élargir (40 mètres au minimum, alors qu’il comptait auparavant une étroiture de 19 m de large), ce qui lui a permis d’être homologué FIS (Fédération internationale de ski) pour le géant et pour le slalom depuis l’hiver 2017-18. « Nous avions déjà eu des courses FIS en décembre 2018 – le troisième échelon mondial, après la coupe du monde et la coupe d’Europe – et nous en avons quatre nouvelles cet hiver : deux slaloms messieurs les 12 et 13 décembre, et deux slaloms dames les 16 et 17 décembre. En rajoutant les deux slaloms de Coupe d’Europe, les championnats de France de télémark en fin de saison, des courses régionales, le Grand Prix de Vaujany ou encore les courses de comités d’entreprises, le stade de Montfrais accueille une vingtaine d’épreuves cet hiver, hors flèches et chamois », détaille Pierre-Emmanuel Jacquemet, directeur de la station de Vaujany.

© OT Vaujany

La Coupe d’Europe – organisée par le ski-club de Vaujany, avec le soutien du domaine skiable, de l’ESF et de la mairie –  est évidemment le point d’orgue de la saison, avec quelque 60 personnes mobilisées au plus fort de la manifestation (organisateurs, juges de portes, lisseurs, chronométreurs…). Une vingtaine de nations (France, Autriche, Suisse, Italie, Japon, Argentine…) et une centaine de coureurs sont attendus. « Il n’y aura pas les tout meilleurs mondiaux – un slalom de coupe du monde a lieu à Zagreb en même temps – mais comme la FIS a réduit le nombre de coureurs sur les coupes du monde, cela augmente de fait le niveau sur la coupe d’Europe », précise Pierre-Emmanuel Jacquemet. Et comme sur une coupe du monde, la piste sera injectée d’eau – au moyen de rampes d’injection fixées sur les lames des dameuses – afin qu’elle durcisse avec le froid et offre le revêtement le plus stable, et donc le plus équitable, possible. « En cas de températures pas assez froides – il faut autour de -4 ou -5°C pour l’injection – on utilise du sel ».

Les slaloms de Coupe d’Europe se déroulent sur le stade de Montfrais © OT Vaujany

Vaujany espère bien pérenniser cet événement dans le temps. « Certes, nous n’avons signé que pour cet hiver. Mais nous avons bon espoir, d’autant que les responsables FIS des Coupe d’Europe messieurs et dames nous ont assuré que le stade de Montfrais, avec son profil un peu atypique (beaucoup de mouvements de terrains, changements d’orientation et ruptures de pente), est l’un des plus beaux du circuit coupe d’Europe », affirme Pierre-Emmanuel Jacquemet, qui rappelle aussi  qu’une dizaine de clubs (du Dauphiné, de Voiron, Bourgoin, Valence et du Lyonnais) viennent régulièrement s’entraîner à Vaujany. 

Martin Léger

Pratique : accès libre pour les spectateurs, qui peuvent emprunter gratuitement la télécabine de Montfrais et le tapis débutant pour accéder au pied du stade de slalom.

Photos © OT Vaujany

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