Le salon de la décoration et de l’aménagement en montagne, Alpes Home, fondé par Nicolas Morel, disparu accidentellement en octobre 2013, revient l’été prochain à Méribel. Aux commandes de la manifestation, un nouveau duo, Nicolas Alarcon, associé historique de son inventif créateur, et Pierre-Emmanuel Danger, gérant de Systemd. Un jeune entrepreneur plein d’ambition pour cette vitrine du savoir-faire made in the Alps !

Actumontagne : Présentez-nous d’abord brièvement Systemd?

P.E.Danger : Systemd est un cabinet conseil en stratégie d’entreprise que j’ai créé en 2009, basé à Alpespace (Ndlr : pôle d’excellence Montagne & Outdoor situé à Montmélian, au carrefour de l’axe alpin Grenoble-Genève). Nous accompagnons des entreprises du secteur de l’outdoor, et notamment de la montagne, comme le Cluster Montagne ou le Cluster Sporaltec. Nous intervenons sur la formalisation des problématiques, la stratégie et les études marketing, les relations presse et les relations publiques, l’événementiel.

Pierre-Emmanuel Danger, gérant de Systemd

Actumontagne : Comment êtes-vous arrivé dans l’aventure Alpes Home ?

PED : J’ai côtoyé à maintes reprises Nicolas Morel et son associé Nicolas Alarcon qui s’occupaient, via leur société Déplacer les montagnes, de l’installation et de la décoration des stands des entreprises du cluster Montagne. Lorsque Nicolas Morel est décédé, Nicolas Alarcon a décidé courageusement de poursuivre l’activité de Déplacer le salon. Michel Giraudy, le 3e homme de Alpes Home, devenu maire de Bourg-Saint-Maurice, et président de France Montagnes, a souhaité céder ses parts. Il m’a contacté, sachant mes connexions avec GL Events. Le salon ne rentrait pas dans la stratégie de l’opérateur lyonnais, mais après mûres réflexions, j’ai dit banco en juillet, ayant été élevé au biberon de l’événementiel !

Actumontagne : Que va apporter Systemd à Alpes Home, fortement marqué par la personnalité de Nicolas Morel ?

PED : Je ne veux pas rentrer dans la comparaison. Nicolas Morel était quelqu’un de très brillant et très créatif. J’ai la chance aujourd’hui d’être épaulé par ses équipes, son associé depuis 15 ans, Nicolas Alarcon pour la partie organisation et Dado Robino, pour la partie artistique. Système D va apporter une vision stratégique pour le salon. On a la volonté de le « promener ». Il y aura toujours une édition en France, à Méribel. Mais aussi en Italie et en Suisse, où il était déjà (Ndlr : Villars), mais sans doute dans une autre station. C’est l’occasion pour le salon de trouver de nouveaux participants, de nouvelles inspirations et de ne pas travailler en vase clos.

Actumontagne : Quitte à ouvrir le salon à des savoir-faire hors des Alpes ?

PED : Alpes Home est le salon de l’aménagement, de la créativité et de l’art de vivre alpestre. Si nous souhaitons ouvrir le salon et ne pas rester franco-français, nous serons intransigeants sur le Made in the Alps et sur l’éthique des fabricants, comme l’était Nicolas Morel.

Actumontagne : Allez-vous développer la partie conférences ?

PED : Oui. Nous voulons qu’Alpes Home soit la référence en matière d’aménagement immobilier en montagne. Nous allons donc muscler son contenu avec des tables rondes, de l’échange, de l’intelligence collective, source d’innovation. Nous allons faire appel à des experts de la montagne d’ici, mais aussi des gens extérieurs. Mon rêve, que Philippe Stark vienne nous dire ce que l’on pourrait faire pour améliorer l’habitat de nos stations. Nous voulons que la montagne soit à nouveau citée en exemple en matière d’aménagement immobilier.

Actumontagne : Quid de la 5e édition ?

PED : Elle a lieu à Méribel les 8, 9 et 10 août 2015. Elle s’adresse toujours au grand public, mais nous allons renforcer les actions commerciales auprès des professionnels. Pour cette édition, les réflexions se focaliseront sur les questions de réhabilitation, où les besoins sont énormes pour faire monter en gamme notre parc d’hébergements, et rester compétitifs face à d’autres destinations. Alpes Home n’est pas sur le seul créneau de la décoration. Le salon doit être moteur pour le savoir-vivre en montagne.

Propos recueillis par Sophie Chanaron

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