Inaugurée en novembre dernier, l’exposition temporaire du Musée de l’Ancien Évêché, Le Spectacle des rues & des chemin, devait se terminer fin mai. Mais à la faveur de deux rebondissements, elle a été enrichie et prolongée jusqu’à la fin de l’été. Cette aventure humaine continue !

Le musée de l’Ancien Évêché a pu entrer en contact avec les petit enfants de Joseph Apprin, ces derniers ayant eu connaissance de l’exposition que consacrait le musée grenoblois à leur grand-père. Lors d’une rencontre organisée au musée, la famille est venue avec de nombreux documents et matériel photographique ayant appartenu à leur aïeul. Dans le même temps, le collectionneur Jean-Louis Roux s’est vu proposer par le même marchand à qui il avait acheté les quelque 650 plaques de verre à l’origine de l’exposition, une vingtaine de nouvelles photographies inédites de Joseph Apprin. Parmi elles, des autoportraits qui dévoilent une personnalité facétieuse que le premier fonds ne laissait pas forcément deviner !

Joseph Apprin, un photographe amateur humaniste et facétieux !
Le musée a par ailleurs enregistré de nombreux retours de la part des visiteurs, « qui se sont vraiment emparés de ces photographies qui retracent l’histoire de l’Isère, leur histoire en somme », constate Isabelle Lazier, la directrice du musée.

Isabelle Lazier, ravie de l'enrichissement de l'exposition, notamment grâce aux retours des visiteurs, nombreux et très concernés
Au final, dix nouvelles photographies ont rejoint l’exposition. Elles confirment le regard précurseur de Joseph Apprin, notamment à l’égard des « petites gens » et des paysans. La famille a également prêté une série d’albums de photos et du matériel photographique, dont une visionneuse stéréoscopique. Plusieurs cartels ont été actualisés à l’aune des  indications des visiteurs ou de la famille. Ils sont repérables par leur couleur orangée.

Notre confrère Jean-Lous Roux, le collectionneur sans qui l'oeuvre de Joseph Apprin serait restée inexploitée
Le Musée Dauphinois s’est porté acquéreur du fonds photographique Apprin de Jean-Louis Roux. « J’en suis ravi, car je ne collectionne pas les photos ou les objets pour les conserver précieusement dans des placards, mais dans l’idée d’en faire quelque chose ». Et notamment accroître la mémoire collective des Grenoblois et Isérois.

 

- Advertisement -