Visiter une centrale hydroélectrique en fonctionnement, c’est désormais possible grâce aux Chemins de l’hydroélectricité, mis en place cet été par la Facim (Fondation pour l’action culturelle internationale en montagne). Découverte.

“Le guide-conférencier de la Facim accompagne le public, le fait entrer dans une centrale, explique le cheminement de l’eau, et sert de médiateur lors des rencontres avec le personnel. Ce sont des visites exceptionnelles, de véritables immersions dans des centrales en fonctionnement”, souligne Pierre-Yves Odin, responsable du pôle valorisation du patrimoine à la Fondation pour l’action culturelle internationale en montagne (Facim). “Au cours des visites, l’aspect historique est abordé, avec la construction de l’ouvrage et la mémoire de ceux qui ont participé au chantier. Mais un volet contemporain permet également de développer des thèmes comme les paysages, l’environnement, les usages de l’eau, le partage entre les différents utilisateurs, le fonctionnement de la centrale…”.

L’identité alpine
Ces Chemins de l’hydroélectricité, conçus par la Facim en collaboration avec EDF, sont inaugurés le 4 juillet à La Bâtie. En tout, huit centrales sont accessibles cette année, dont quatre en Tarentaise (Brides-les-Bains, La Rageat à Villarlurin, Champagny-Ballandaz et La Bâthie) et une dans le Beaufortain (Belleville, sur la commune de Hauteluce).  Les visites ont lieu en groupe de quinze personnes maximum, sur inscription préalable auprès de l’office de tourisme, et durent entre une heure trente et deux heures selon les sites. Elles s’adressent à tout public, mais pour des raisons de sécurité, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas acceptés.

Pourquoi le choix de ce thème par la Facim, après d’autres comme les Chemins du baroque ou les Pierres-fortes de Savoie ? “Les centrales représentent l’un des éléments constitutifs de l’identité alpine. Nous avons une véritable demande du public, habitants et vacanciers, pour mieux comprendre l’hydroélectricité. Cette nouvelle thématique enrichit l’offre culturelle et touristique du territoire”, estime Pierre-Yves Odin. Et ce n’est qu’un début puisqu’en 2016, une quinzaine de centrales seront ouvertes à la visite, en Tarentaise, Beaufortain et Maurienne. Une belle opportunité de se mettre au courant !
Jeanne Palay

Tarif : entre 5 et 8 € selon les sites.
La brochure Du torrent au courant, disponible dans les OT, regroupe toutes les infos pratiques sur ces visites.

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