A un peu moins d’un mois de l’été, les responsables d’Isère Tourisme ont le sourire. Ils espèrent bien réitérer les performances de l’an dernier où le Département a vu ses nuitées progresser de 3% par rapport aux quatre dernières années. Un score parmi les meilleurs d’Auvergne Rhône-Alpes. Le fruit du travail de tous les acteurs du tourisme pour valoriser la destination Alpes Is(h)ere et faire en sorte qu’elle devienne incontournable aux « beaux jours ». En particulier pour ses stations de montagne qui doivent se diversifier et jouer la multi-saisonnalité pour assurer leur pérennité. Une bonne saison d’hiver comme celle qui vient de s’achever -+3% pour les nuitées par rapport à la moyenne des quatre dernières saisons, +8% pour les journées skieurs (+4% au niveau national)- ne suffit plus aujourd’hui.
Pour séduire des touristes de plus en plus urbains, en recherche de ressourcement et de convivialité dans un environnement en rupture avec leur quotidien, l’Isère compte sur ses nombreux atouts. Naturels : parcs, réserves naturelles, espaces naturels sensibles, quatre massifs de montagne, des lacs, rivières… Culturels : festivals, musées, monuments… Ou encore gourmands : une centaine de maîtres-restaurateurs, sept établissements étoilés, 500 produits Alpe is(h)re…

La clientèle de proximité, une carte maîtresse l’été

Pour faire connaître ou reconnaître ces points forts isérois, propices à des expériences fortes, le Département actionne plusieurs leviers de communication. Au niveau national, il continue de miser sur la télévision avec la diffusion jusqu’à mi-juin sur France 3 d’un spot été à l’heure de la série Plus belle la vie. Plus de 20 millions de personnes devraient avoir vu la marque Alpes is(h)ere !

Au niveau régional et local, Isère Tourisme s’appuie sur son magazine Alpes Is(h)ere dont le numéro 4 vient de sortir. Tiré à 660 000 exemplaires, ce semestriel -130 000€ de budget- se positionne comme un outil de promotion du territoire, auprès des touristes de proximité, Lyonnais en tête, mais aussi des Isérois. Pour Chantal Carlioz, présidente d’Isère Tourisme, ces derniers n’ont pas tous conscience du potentiel d’évasion de leur environnement immédiat ou proche. Une fois convaincus, ils en seront les meilleurs ambassadeurs.
L’originalité de ce support papier réside dans son parti pris éditorial : les idées d’escapades, les propositions d’expériences, sont composées en fonction de cibles précises, couples, famille, seniors. Et ça fonctionne plutôt bien d’après une enquête réalisée par CSA en mars dernier sur le numéro 3. « 48% de ses lecteurs ont déclenché une visite ou un séjour dans les semaines qui ont suivi sa lecture », se félicite Vincent Delaitre, directeur d’Isère Tourisme, soulignant les retombées économiques pour le territoire. Et Chantal Carlioz et Jean-Pierre Barbier, le président du Conseil départemental de rappeler que côté budget, pour un euro affecté au tourisme, c’est un euro au bénéfice de la qualité de vie des Isérois.

Duo choc entre patrimoine du XVIIe et électro

Pour l’été prochain, la destination continue à mettre en avant le VAE électrique et les refuges en montagne. Et étoffe encore son offre culturelle. Dans la famille festivals, on demande le petit dernier. Son nom : le Musée électronique Festival.  Il rejoint ses aînés bien installés,  Vienne, Berlioz ou Vercors Music. Il ouvrira la saison estivale les 14 et 15 juin prochain dans un écrin surprenenant : les jardins du Musée dauphinois et leur vue imprenable sur Grenoble et la chaîne de Belledonne. Il réunira dans l’un des plus beaux lieux patrimoniaux de la ville, la fine fleur de la scène électro française, sélectionnée par le Périscope, producteur grenoblois. Son format : une scène à 360° pour que le public -900 personnes maxi par soirée- soit acteur de cet événement, premier à être labellisé Alpes Is(h)ere. Pour Olivier Cogne, directeur du Musée dauphinois, c’est l’occasion de faire découvrir le site sous une forme inédite à un public peu habitué a en pousser les portes. L’ancien couvent du XVIIe siècle transformé pendant deux jours en dancefloor à ciel ouvert, c’est plutôt insolite et so chic ! Entre deux sets, les festivaliers pourront aussi flâner dans l’exposition sur les Jeux olympiques de Grenoble. La culture dans toute sa diversité.