Les cinq banques actionnaires de la Foncière des Alpes viennent de dresser le bilan de son activité, cinq ans tout juste après sa fondation. Et ils sont satisfaits car cet outil de financement de l’immobilier touristique a permis de créer 5000 lits chauds, répartis dans huit hébergements en Savoie, en Haute-Savoie et en Isère. « À l’époque, notre objectif était de créer entre 1500 et 2500 lits gérés sur la période », indique Édith Martin-Bonnenfant, sa présidente, pour souligner la performance d’une société dont la page était blanche à l’origine.
« Grâce à l’effet levier d’un pour 15, ce sont 350 M€ qui ont été injectés dans les territoires, grâce aux 24M € qu’elle a déjà investis. 1500 emplois ont également créés pour exploiter ces hébergements ». En amont, leurs chantiers ont aussi apporté de l’activité à des entreprises du BTP originaires à 80% de la région. « C’est aussi cela faire vivre la montagne ».

Des entreprises à 80% locales pour les chantiers de la Foncière des Alpes (ici celui du Club Med La Rosière qui ouvre cette saison) ©Actumontagne

En cinq ans, la foncière a fait évoluer son modèle au service de l’intérêt général, « encordant » dans ses tours de table investisseurs « vertueux », d’autres acteurs économiques des stations.

De même, elle a montré qu’elle était un investisseur en capacité de financer des modèles d’exploitation très différents, hôtels, village-club, mais aussi celui précurseur des hostels.

Les actionnaires-banquiers de la foncière rappellent qu’elle n’a pas de vocation patrimoniale. « Notre ADN, c’est l’amorçage de projets, l’injection d’argent sur le territoire, mais aussi l’impulsion d’un mouvement dans la durée », explique Édith Martin-Bonnenfant. « C’est pour cela qu’il nous apparaissait évident de ne pas conserver le Club Med Les Arcs Panorama, premier actif cédé, pour pouvoir répondre favorablement à l’appel d’offre du Club Med La Rosière ». Un village inauguré en décembre prochain.

La Foncière des Alpes se targue par ailleurs d’être un bailleur proche de ses exploitants. Au plus fort de la crise sanitaire et de ses conséquences, dont la fermeture des stations en mars dernier, elle a accordé des reports de loyers à ses locataires. Et va les accompagner durant l’hiver prochain probablement difficile. « Mais, nous pensons que la montagne est le meilleur endroit pour aller prendre l’air et nous ferons face collectivement. Nous ne sommes pas inquiets pour l’avenir, les projets sont nombreux, en particulier du côté des nouveaux élus issus des dernières élections municipales ». Dès que la situation ira mieux, des projets vont prendre forme. Parmi eux, la restructuration de 55 000m² à Aime 2000.. La Foncière a été sollicitée par tous les opérateurs qui se sont positionnés.

Catherine Chanthaboun (CASRA), Richard Laborie (CADS) nouveau venu en remplacement de Gaël Amblard, Thierry de Vincenzi (CERA), Edith Martin-Bonnenfant (présidente Foncière- Banque des territoires / CDC) et Olivier Mirande (BPAURA), membres du comité d’investissement et de suivi de la Foncière des Alpes

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