52 millions. C’est le nombre de journées-skieurs vendues par les domaines skiables français lors de l’hiver 2015-2016, en baisse de 3 % par rapport à l’hiver précédent (53,9 millions), et de 6 % par rapport à la moyenne des quatre hivers précédents. Un recul qui permet aux Etats-Unis de reprendre la tête de ce classement à la France – comme lors de l’hiver 2013-14 – avec 53,9 millions (+ 0,6 %). Sur la troisième marche du podium, on retrouve l’Autriche (49,9 millions, en recul de 4,4 %).

Le démarrage très difficile de la saison, marqué par une absence de neige à moyenne et basse altitude, puis une météo capricieuse créant des conditions d’exploitations perturbées sont les principales explications à cette baisse de fréquentation. A l’inverse, la modification du calendrier des vacances scolaires (avancées d’une semaine par rapport à la période 2010-2014) a permis de plus que doubler la fréquentation des vacances de printemps par rapport à la saison passée. Ces vacances de printemps ont représenté 5 % de la fréquentation globale de la saison, contre 2 ou 3 % les trois saisons précédentes, et 8 % en 2009-10, avant la modification du calendrier. Dans son communiqué de presse, Domaines Skiables de France souligne aussi « qu’en dépit d’un hiver aux températures exceptionnellement douces et aux précipitations tardives, l’activité des domaines skiables a globalement bien résisté grâce au savoir-faire et aux investissements des stations ».

© Martin Léger

La situation est toutefois assez disparate suivant les massifs. Si la Savoie (+ 1 %) et la Haute-Savoie (+ 0,1 %) ont tiré leur épingle du jeu, la fréquentation est en recul dans tous les autres massifs : – 7% pour l’Isère-Drôme et pour les Pyrénées, – 8 % pour les Alpes du Sud, – 15 % dans le Massif Central, – 16 % dans le Massif Vosgien et -23 % dans le Jura. Les « petites » stations ont manqué de neige aussi bien à Noël qu’en février. Symboles de cet hiver difficile pour les stations de moyenne et basse altitude, 72 dossiers d’indemnisation Nivalliance (pour un montant total de 2,85 millions d’euros) ont été ouverts pour l’hiver 2015-16. Rappelons que ce Nivalliance est une assurance mutualisée qui couvre les aléas d’exploitation des remontées mécaniques. Financée par une cotisation comprise entre 0,35 % et 0,75 % du chiffre d’affaire des exploitants, Nivalliance indemnise (à hauteur de 60 %) les baisses de plus de 20 % des recettes des remontées mécaniques en cas de manque ou d’excès de neige, de grèves ou de modification radicale du calendrier des vacances scolaires. Les vingt exploitants les plus importants et dont la « sinistralité » est la plus faible représentent 50 % des cotisations.  

 

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