Jean Castex s’était entouré de poids lourds du gouvernement -le ministre de l’Economie Bruno Lemaire, la ministre du Travail Elisabeth Borne, sa consoeur des sports Roxana Maracineanu, le secrétaire d’État au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, celui à la ruralité, le haut-alpin Joël Giraud- pour échanger hier en visioconférence avec la cordée de montagnards plaidant la cause de la saison touristique hivernale 2021. Il faut dire que de sa tenue dépendent quelque 120 000 emplois directs et un volume d’activité estimée à près de 10 milliards d’euros.

Conscient des enjeux, le Premier ministre a néanmoins réservé sa réponse quant à l’ouverture ou non des stations à Noël, d’ici à une dizaine de jours. Le temps sans doute que les services hospitaliers notamment d’Auvergne-Rhône-Alpes retrouvent de l’oxygène, alors que la région est actuellement la plus touchée par l’épidémie. Mais aussi, la nécessité selon le gouvernement de se concerter avec nos pays voisins, comme l’Italie et la Suisse, destination montagne elles aussi, où le virus circule fort.
Les acteurs de la montagne, emmenés notamment par l’ANMSM (Association nationale des maires de stations de montagne), DSF (Domaines skiables de France) ou encore le Syndicat des moniteurs du ski français espèrent que le protocole sanitaire sur lequel ils planchent collectivement depuis plusieurs mois, coordonné par le préfet de Savoie, soit validé par les autorités. Un document d’une cinquantaine de page autour du parcours client en station. Il met notamment en avant la mise en place de centres de dépistage du virus pour les habitants, les vacanciers et les employés des entreprises.

La montagne a réussi à sauver son été 2020 tout en sachant que le plus dur l’attendait pour l’hiver 2021, sa saison phare, et de loin. Elle avait vu juste.

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