L’Observatoire National des Stations de Montagne ANMSM – Atout France a dressé le bilan des vacances d’hiver, période cruciale pour la destination montagne, puisqu’elle draine plus de 30% de la fréquentation annuelle. Sur l’ensemble des quatre semaines, le taux d’occupation moyen s’établit à 84%, avec un pic jusqu’à 95% sur les deux semaines centrales en Savoie Mont-Blanc. Au global, cependant, la fréquentation recule de 3,6 points par rapport aux vacances d’hiver 2019.

Cette baisse n’est pas imputable au coronavirus dont les effets risquent de se faire sentir en mars et avril. Non, selon l’ANMSM, elle est imputable à une mauvaise dernière semaine (du 29 février au 6 mars). Celle-ci n’accueillait en effet cette année, que les habitants de la zone A (notre région) clientèle sensible aux facteurs météo et enneigement.

Les professionnels avaient vu dès le mois d’octobre que les remplissages de cette semaine étaient à la peine. L’ANMSM, par la voix de son président Charles-Ange Ginesy, a fait savoir qu’elle allait saisir le Ministère de l’Éducation nationale sur la question du découpage des zones académiques des vacances scolaires en vue d’opérer un rééquilibrage entre bassins de population et calendrier.

Dans le détail pour les Alpes du Nord ,

Dans le détail pour les Alpes du Nord, Isère Attractivité annonce un taux d’occupation des hébergements marchands pour la montagne iséroise d’un bon niveau et dans la lignée de celui de l’an dernier.

Dans les Savoie, Savoie Mont-Blanc Tourisme indique un taux d’occupation de 86% des hébergements, soit une baisse de trois points par rapport à celui des vacances d’hiver 2019.

Selon l’Observatoire ANMSM-Atout France, malgré un enneigement très variable en fonction des massifs et des altitudes, les stations ont pu offrir aux vacanciers, un bon niveau de skiabilité (indice basé sur le taux d’ouverture des pistes) : 8/10 pour l’ensemble des massifs et jusqu’à 9,7/10 en Savoie-Mont-Blanc.

©Actumontagne

Pour la deuxième partie de saison, beaucoup d’incertitudes compte tenu de l’épidémie de coronavirus et ses conséquences. Mars s’annonçait correct et les opérateurs parlaient d’un taux d’occupation prévisionnel pour les vacances de printemps en progression de 6 points. Tout va dépendre des mesures prises pour faire face à la crise sanitaire actuelle, en France et dans les pays fortement émetteurs de séjours dans les Alpes françaises.