Pêcher, se promener, pique-niquer ou se baigner en aval d’aménagements hydroélectriques n’est pas sans risques car le niveau de l’eau et son débit peuvent augmenter brutalement. EDF multiplie les actions pédagogiques de prévention, notamment l’été, avec le déploiement d’hydroguides sur le terrain.

Cet été, pour la 13e année consécutive, en plus des 350 000 tracts et 40 000 affiches distribués et une signalétique actualisée, ils sont 16 hydroguides* sur la zone Savoie Mont-Blanc à arpenter quotidiennement les rives très prisées de ses cours d’eau.
Recrutés par EDF, ces jeunes étudiants ont pour mission d’aller à la rencontre des différents publics -pêcheurs, touristes, riverains-, et de les informer, avec tact et pédagogie, des dangers qu’ils encourent à s’aventurer à proximité ou dans le lit des rivières.
A l’origine de leur déploiement sur le terrain, un constat : le grand public, et notamment les touristes étrangers, ne connait pas le fonctionnement des installations hydroélectriques situées en amont.  « En effet, les centrales sont télécommandées depuis Lyon, et peuvent se mettre en marche à tout moment, au grès de la demande en électricité sur le territoire national », explique Christian Darves, ingénieur en charge de la sûreté au GEH Savoie Mont Blanc à Albertville. Avec pour conséquence une augmentation du débit de la rivière, entraînant une montée sensible de l’eau et de la vitesse des courants.

Bouchées doubles

Cette campagne de prévention, initiée en 1996, et qui invite le public à la prudence, porte incontestablement ses fruits. « Les hydroguides nous indiquent qu’ils rencontrent de plus en plus de personnes averties des dangers, suite à une discussion avec l’un de leurs homologues lors d’une campagne précédente, et que ses personnes sont très vigilantes depuis».
Pour autant, pas question pour EDF d’alléger le dispositif, les berges des cours d’eau étant de plus en plus fréquentées l’été. «Nous avons d’ailleurs décidé de réduire les interventions de nos hydroguides auprès des campings, hôtels, centres de vacances ou clubs sportifs, afin d’accroître leur présence aux abords de l’eau pour toucher encore plus de personnes », précise Christian Darves. Ainsi, cet été, ces anges-gardiens des rivières mettent les bouchées doubles aux heures de pointe, et cela 7 jours sur 7 sur les sites les plus courus.

*sur un total de 200 en France