Saint-Gervais-Mont-Blanc est le nouvel hôte du Pandathlon, événement éco-solidaire et sportif organisé par WWF France, les 22 et 23 juin. En participant à cette marche de 18 km et 1500 mètres de dénivelé, les 300 participants permettent de récolter des fonds pour financer des programmes de sauvegarde du massif du Mont-Blanc, haut lieu de la biodiversité.

Après les pentes du mont Ventoux, ce sont donc celles de Saint-Gervais-Mont-Blanc qui accueillent pour trois ans, le Pandathlon. La commune sur laquelle se dresse le mont Blanc et WWF (World Wild Fund), la première organisation de protection de l’environnement, ne pouvaient que faire cause commune ! « Nous souhaitions organiser l’événement sur un territoire encore plus emblématique de notre action que le mont Ventoux, lieu magnifique au demeurant », explique Frédérique Chegaray, directrice marketing et collecte des fonds de WWF France, présidée par la navigatrice Isabelle Autissier. « Les Alpes et le massif du Mont-Blanc, qui abrite plus de 30 000 espèces animales, 13 000 espèces végétales et des paysages grandioses, étaient une évidence ! Quant au choix de la commune de Saint-Gervais, il s’est imposé naturellement. D’abord, parce qu’avec sa campagne La Montagne à l’état pur elle s’est engagée depuis plus de dix ans dans une démarche environnementale. Ensuite, parce qu’elle possède les infrastructures, dont le Tramway du Mont Blanc, et le savoir-faire dans l’organisation de grands événements. Enfin, et cela a fait la différence, parce que son maire et l’équipe de l’office de tourisme ont montré un véritable enthousiasme à l’égard du Pandathlon, avec la volonté d’en faire un très grand événement ».
Du côté de Saint-Gervais-Mont-Blanc, qui s’est placé d’entrée comme un partenaire et non comme un prestataire de services, Didier Josephe, le directeur de l’office de tourisme, se félicite que la commune ait été choisie par WWF France. « WWF, comme le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, visent un objectif commun : le classement du massif du Mont-Blanc en Grand Site de France », souligne Didier Josephe. « Le Pandathlon va nous permettre d’agir concrètement pour le territoire, en récoltant des fonds qui serviront directement à la protection de la biodiversité, par exemple dans les secteurs de Miage, de Bionnassay ou encore du mont Lachat », poursuit le directeur de l’OT, qui voit aussi dans l’association avec cette organisation environnementale de premier plan, l’opportunité de générer des retombées médiatiques.

900 euros de dons par équipe

Cette manifestation éco-solidaire et sportive est aussi un moyen de fédérer autour des questions environnementales, tant les particuliers que les entreprises. « Chaque équipe de trois personnes doit collecter préalablement 900 euros de dons. Cela suppose que chaque collecteur fasse fonctionner ses réseaux, mobilise son entourage familier ou professionnel « , détaille Frédérique Chegaray. Les particuliers constituent un tiers des équipes contre deux tiers pour les entreprises. Celles-ci profitent de l’événement pour renforcer l’esprit d’équipe autour d’un défi sportif généreux et vert. « Les entreprises de la région ont manifesté un très vif intérêt en faveur de l’événement », constate Didier Josephe, se félicitant que les Thermes de Saint-Gervais et Rivadis, leur exploitant, aient engagé quatre équipes, ou encore ERAI (Entreprise Rhône-Alpes International), soient les deux partenaires économiques principaux du Pandathlon.
A noter que cette année, pour la première fois, les scolaires sont impliqués la veille du Pandathlon, avec des ateliers pédagogiques conçus pour eux.
En trois éditions, le Pandathlon a permis de collecter 350 000 €. L’objectif pour la quatrième est de réunir au minimum 100 000 €, ce qui semble bien parti.
Sophie Chanaron
 

L’éco-randonnée du Pandathlon

©Pandathlon

Au Pandathlon point de chrono. Le gagnant c’est la biodiversité, martèlent les organisateurs. Chacun va à son rythme pour effectuer cette marche de 18 km et  1500 mètres de dénivelé au départ du centre de Saint-Gervais, jusqu’au refuge du Nid d’Aigle, à 2400 mètres d’altitude. Des animations ponctuent cet événement éco-conçue qui se veut aussi très convivial : apéritif, dîner bio, échange et rencontre au village nature sur l’aire d’arrivée.

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