Leurs parents sont producteurs de beaufort, et cela influence grandement leur mode de vie. Ils participent aux tâches de la ferme, sont très attachés aux vaches de leur troupeau, et montent l’été en alpage. Rencontre avec Eden, 10 ans, et Marius, 5 ans, membres de la grande famille du beaufort.

Eden Molliet-Ribet, à Beaufort-sur-Doron

Éden, 10 ans, est née dans une famille d’agriculteurs du Beaufortain, sur plusieurs générations. Ses parents ont un troupeau de 75 tarines, dont 42 vaches laitières. Des animaux dont elle se sent proche, depuis toute petite. “Ma préférée, c’est Boulogne, la plus vieille du troupeau, parce qu’elle est douce et qu’elle se laisse caresser”. Éden participe parfois à la traite, par exemple en amenant les vaches dans le parc d’attente. Elle se régale en mangeant souvent du beaufort, qu’elle apprécie particulièrement en fondue.

Éden près de la cuve de lait et pour qui la fabrication du beaufort n’a déjà plus de secret ! ©Nathalie Ribet

L’été, toute la famille monte à l’alpage des Chavonnes, au Cormet de Roselend, où leurs deux chalets rénovés leur permettent de vivre confortablement. Une existence au grand air, dans la nature, qu’Éden adore. “J’aime me promener dans la montagne, aller voir les marmottes qui vivent pas loin, et aussi les bouquetins et les chamois. Parfois j’invite mes copines à venir quelques jours à l’alpage, et elles trouvent ça super !”.

Toute la famille participe de bon cœur aux Instants beaufort, organisés par le Syndicat de défense du beaufort pour faire mieux connaître ce fromage aux touristes et aux locaux. Très fière du métier de ses parents, Eden aime bien accueillir des visiteurs : “Je leur fais visiter la ferme, et je leur montre la traite”. Les enfants sont souvent de bons ambassadeurs du beaufort !

Instants beaufort au Gaec des Glières : le 17 juillet.

Marius Bastien, à Aigueblanche

Les parents de Marius, originaires des Ardennes, ont choisi une reconversion dans l’élevage en Tarentaise il y a cinq ans. Pour se reconnecter avec la nature et redonner du sens à leur existence. Leur Gaec possède aujourd’hui un troupeau de 60 tarines, dont le lait, apporté à la coopérative de Moûtiers, est notamment transformé en beaufort.

Marius sait comment parler aux belles tarines ! ©Alex Parizet

Marius, contrairement à son frère et sa sœur, n’a donc connu que la vie à la ferme. Est-ce pour cela qu’il s’y sent comme un poisson dans l’eau ? “J’aime vivre à la ferme, je participe à tout, le plus possible. Je vais chercher les vaches avec Maman aux champs pour la traite. Je sais comment faire quand elles ne veulent pas se lever, je les tapote gentiment avec la main et ça marche ! C’est moi qui ai donné son nom à un veau né il y a pas longtemps : je l’ai appelé Oxybus. Mais ce que je préfère, c’est monter dans le tracteur avec Papa!”

Marius pas peu fier du nouveau tracteur ! ©DR

L’été, la famille monte les vaches en alpage, où elles sont gardées par les bergers du regroupement pastoral. Marius participe avec plaisir à cette “emmontagnée”, rythmée par le son mélodieux des cloches. D’autant qu’il rate une journée d’école pour cela ! “J’aimerais être fermier plus tard, avec mon frère”, conclut ce petit bonhomme avec détermination.

Instants beaufort au Gaec du Crêt Coquet : le 2 août.

Jeanne Palay

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