Jeudi 23 septembre, Sikou, Qambar et Jomah-Khan sont devenus les premiers réfugiés de l’histoire à réaliser l’ascension du mont Blanc. Initialement prévue fin juillet, l’ascension avait dû être reportée. Les trois jeunes réfugiés malien et afghans étaient accompagnés de Clélia Compas, la fondatrice de l’association annécienne Yambi (qui utilise le sport comme un outil de résilience, de déconstruction des préjugés et de la peur de la différence et afin de regagner confiance et estime de soi), des champions du monde de freeride Marion Haerty (snowboard) et Léo Slemett (ski), de Christine Janin (première Française à avoir gravi l’Everest) et de guides de haute-montagne.

© Mathis Dumas

« C’était un moment d’échange et de partage inoubliable. Probablement l’un de ces moments de vie qui nous marquent à jamais. Quand on est arrivés en haut, on s’est jetés dans les bras des uns les autres. Sikou s’est mis à pleurer, ce qui nous a tous fait pleurer. Même les guides ont pleuré. C’était très fort », témoigne Clélia Compas. Une émotion partagée par Sikou, le réfugié malien : « On l’a fait, on a réussi ! Avant, pour moi, l’ascension du Mont-Blanc, c’était un rêve et maintenant c’est fait. C’est un souvenir incroyable que je vais garder en mémoire pour toute ma vie. On a rencontré des difficultés pour réaliser cette aventure mais on s’est accroché, on a tenu jusqu’au bout, maintenant c’est fait, c’est une immense fierté. »

Photo de une :  L’équipe au complet pose fièrement au sommet du mont Blanc, en brandissant le drapeau de Yambi, l’association annécienne à la base de ce projet © Mathis Dumas

Sikou, le réfugié malien, a fièrement brandi le drapeau de son pays sur le toit de l’Europe © Mathis Dumas
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